SEPTUOR
BiMiTBi.. avec joie et apercevant madame Golofkin.
C'est Eudoxie !
GOLOFKIN, d part, avec colère.
Ah ! c'€st ma femme {Haut.) Quoi! déjà vous sortez, madame?
ElIDOXIB.
Oui , ce matin on nous fait inviter Chez la régente où l'on doit répéter, A grand orchestre.
ELISABETH
Oh ! c'est indispensabio..
DIMITRI, regardant Eudoixe avec intention. Car pour être en mesure il faut se concerter ! GOLOFKIN, observant tour d tour Dimitri d sa femme.
Réflexion admirable.
Et surtout pleine de raison !
i.usk'BETR, pendant ce temps, dit bas d Le.iiocq en lui remettant un papier^ J'ai sa lettre et voici la proclamation Que j'ai signée...
LESTOCQ, la saisissant avec joie.
Enfin donc je la tien!
^ /i/ij/. C'est bien , c'est bien !
L»E8T0CQ.
DiMiTBi, regardant Eudôxie qui baisse toujours les yeux.
Son regard tivite le mien , C'est bien , c'est bien.
GOLOFKiN , qui pendant tout ce temps n'a observé que Dimilri et sa femme.
Je vois quel projet est le sien , C'est bien , c'est bien.
ENSEMBLE
LESTOCQ
Enfin elle est eu ma puissance, Le ciel comble mon ospéraiice ; Henfermons au fond de mon creur Et mon triomphe et mon bonheur!
DiMiTRi reganlant Eiidoxie.
Enfin donc le ciel récompense El mon amour et ma constance!
Renfermons au fond de mon cœur Et mon ivresse et mon bonheur.
ELISABETH, regardant Dimitri.
De son amour , de sa constance !
Je possède enfin l'assurance , Renfermons au fond de mon cœur Et mon ivresse et mon bonheur.
GOLOFKIN, regardant Dimitri, Et ses regards et son silence Ont confirmé ma défiance, Renfermons au fond de mon cœur Et mes soupçons et ma fureur.
EUDOXIE
Hélas ! je tremble en sa présence, L'honneur défend qu'à lui je pense, Renfermons au fond de mon cœur Et mes combats et ma douleur.
STROLOF et CATHERINE, 5e regardant et regardant Lestocq.
Oui c'est bien elle . ni^sence Oui c'est Strolof ^^ ^^ présence De notre hymen est l'assurance.
Renfermons au fond de mou cœur Et mon espoir et mon bonheur.
LESTOCQ, s'approchant d'' E Usabetkqui regarde toujours Dimitri, lui dit à voix basse • Sur vous et sur lui, prenez garde, Craignez de lui parler surtout !
ELISABETH) de même.
Pourquoi cela?
LESTOCQ, de même.
Golofkin observe et regarde I ELISABETH , à part, et montrant ta lettre de
Dimitri qu'elle tient.
Pourtant ce rendez-vous qu'il demande. . , il l'aura ,
Oui... oui... jele jure!., ill'aural DIMITRI, regardant Golofkin qui est toujours entre lui et Eudoxie.
Et ce mari qui reste toujours là!
TOCS, à part.
Sous un joyeux sourire Cachons bien nos projets !
(fla«f.) Qu'en ces lieux tout respire Le bonheur et la paix COLOFKIN, bas à Catherine.
Il faut que je te parle et sans que ta maîtresse En sache rien.
CATHERINE, étonnée.
Quoi 1 monseigneur I GOLOF&IN.
Tais-toi !
Il y va de les jours !
LESTOCQ , de l'autre côté, bas d Strolof en lui remettant la proclamation.
Vas et de la princesse Porte-leur cet écrit en gage de sa foi.
ENSEMBLE
(Regardant Elisabeth.)
Oui , c'en est fait, elle est à moi!
niMiTui, regardant Eudoxie.
Elle est à moi !
MROLOF, regardant Catherine.
Elle est à moi I liLK-ABiiTH, regardant Dimitri.
Oui , son cœur est à moi I
TOUS , à part.
Sous un joyeux sourire Cachons bien nos projets!
{Haut.) '
Qu'en ces lieux tout respire
Le bonheur et la paix!
Le bonheur est fidèle
A ce séjour charmant ,
La gaîté nous appelle,
Le plaisir nous attend !
Partons ! partons ! le plaisir nous attend. (Les trois femmes sortent parlaportedu fond, Golofkm va les suivre: mais avant de partir il jette un dernier regard sur Dimitri, qui, seul et immobile au mUieu du théâtre, suit toujours des yeux Eudoxie. A gauche, Lestocq serre la main de Strolof et lui renouvelle l'ordre de porter la proclamation aux conjurés. La toile tombe. )