‹ Recueil d'opérasChapitre 368 sur 1141 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GOLOFKIN , puis LESTOCQ.

GOLOFKIN. Ah! monseigneur Lestocq...

vous qui êtes un si habile médecin, nous verrons si vous aTez le talent de tous sau- Ter... (Se retournant et apercevant Lestocq.) Eh! le Toilà, ce cher docteur... je vous demandais.

LESTOCQ. Est-il vrai, monseigneur? {A part.) Tâchons de savoir s'il atout entendu...

GOLOFKIN. Oui, ma femme était un peu indisposée.

LESTOCQ. 0 ciel!

GOLOFKIN. Rassurez-vous cela va mieux;

seulement, je crains qu'elle ne puisse ce soir aller au bal.

i LESTOCQ. C'est donc grave... et je cours ' auprès d'elle...

i GOLOFKIN. Demain, si vous avez le ! temps... si vous le pouvez...

LESTOCQ, se promenant ainsi que Golof- Ain.Aura-t-on le plaisir de tous voir au bal?

GOLOFKIN. Certainement... Croyezvous, docteur, que la fête soit belle?

LESTOCQ , froidement. Superbe !

GOLOFKIN, souriant. Vous espérez vous y amuser ?

LESTOCQ. Mais oui... Et vous. Excellence?

GOLOFKIN. Franchement, j'y compte, et à moins d'éTénemens qu'on ne peut prévoir...

IMSTOC^i , froidement. Je n'en vois guère, et je crois que tout se passera à merveille.

GOLOFKIN, cessant de se promener. Moi aussi! Dites donc, docteur ( s" appuyant sur son épaule.) j'ai observé ce jeune homme de ce matin, et vous aviez raison, je crois comme vous qu'il est amoureux de ma femme.

LESTOCQ, ritement. Je n'ai jamais dit que madame la comtesse...

GOLOFKIN. Je le sais bien, car j'ai fait encore une autre découverte : je soupçonne qu'il y a une dame. . . une grande dame...

LESTOCQ. Qui est éprise du jeune officier... je le saTais.

GOLOFKIN, riant. Et tous ne me le disiez pas. ..c'est mal. [En confidence) Demain docteur, demain nous causerons de cela.

LESTOCQ , à part. Est-ce qu'il ne saurait rien ?

GOLOFKIN. Quand TOUS viendrez voir • ma femme , et en même temps je vous de- 1 manderaipourmoi une petite consultation.

LESTOCQ, lui prenant la main. Sur-lechamp , je suis à vos ordres. [Lui tâtant le pouls.) Et si vous voulez permettre..

GOLOFKIN. Comment donc... dès que je suis entre vos mains... je suis tranquille.

LESTOCQ, à part, après avoir tâté le pouls. Dieu! comme il bat avec violence! ( // regarde Golofkin en face bien attentivement. Golofkin détourne les yeuse, et Lestocq, tenant toujours son pouls , dit à part. ) II sait tout ! ( Haut et froidement. ) Le pouls est bon... il est cakae... un peu d« malaise, de plénitude... nous vous débarrasserons de tout cela.

GOLOFKIN, souriant. Je ne vous parle pas de ma reconnaissance.

LESTOCQ , de même. J'y compte, et m'y atteiids... A ce soir, monseigneur.

LESTOCQ

GOLOFKIN^ sortant. A ce soir, docteur.

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