EUDOXIE, CATHERINE
CATHERINE. Voici minuit... je vais l'attendre où il m'a promis de se trouver.
EUDOXIE. ïu m'a bien comprise !
CATHERINE. Oui, madame. Dès qu'il Tiendra, dès que j'entendrai le signal...
EUDOXIE. Tu ouvriras la porte du palais qui donne sur la Neva, et tu le conduiras... là, dans ce cabinet... où tu l'enfermeras...
CATHERINE. Toutseul...
EUDOXIE. Sans doute.
CATHERINE. Et VOUS ne le verrez pas !
EUDOXIE. Non... je rentre chez moi, dans mon appartement, d'où je ne sortirai pas.
CATHERINE, d part. Eh bien ! par exemple! donner un rendez-vous à un amant pour l'enfermer tout seul , autant valait le laisser chez lui... Ces grandes dames ont des idées... (Haut) Ty \a\s, madame....
EUDOXIE. Et de la discrétion...
CATHERINE. Oui, madame... {A part en sortant.) Pauvre jeune homme!
EUDOXIE. Au moins, et en le forçant de passer la nuit ici, au palais... il n'ira pas ce soir aux casernes Préobajenski... c'est tout ce que je veux. (Regardant la porte à gauche.) Ne restons pas ici... Qui vient là?., serait-ce mon mari?., non, la princesse.