‹ Recueil d'opérasChapitre 435 sur 1141 · HENRI BERTON FILS · texte numérisé non relu

HENRI BERTON FILS

Un fléau d'affreuse mémoire Naguère épouvantait Paris 5 Vertus, beauté, talens et gloire, Rien ne put le fléchir : il fui sourd à nos cris... Henri Berton, tenant la lyre, Tomba foudroyé sous ses coups ; Les derniers chants, enfans de son délire, L'infortuné les modulait pour vous.

Bientôt vous allez les entendre.

Lui seul, hélas ! il manque au rendez-vous. Qu'il eût été joyeux d'être au milieu de nous !.. Ses amis empressés seraient venus lui prendre

La main, en lui disant : « C'est bien... » Cette main s'est glacée. .. Et de ce cœur si digne De ce feu créateur^ il ne reste plus rien... Ces chants pleins d'avenir étaient le chant du cygne.

Vous les adopterez , oui , Messieurs , car son nom Du succès fut toujours le gage ;

♦ Ces vers out été lus , sur le Théâtre de rOpéra-Comique, le jour de la première représentation du Château d'Urtuby,

Oui, son aïeul, Pierre Berton , Par ses accords, enivrant un autre âge, De Gluck lui-même obtenait le suffrage.

Plus fier, plus mâle en ses accens ,

De son lîls le brillant génie

Grandit encore avec les ans.

Et dans la France entière on répète les chants Et (î Aline et de Stéphanie.

Ainsi la gloire , aimant à proclamer ce nom , Sur ses tables d'airain grava trois fois : Berton. Henri, console-toi, puisqu'on mourant tu laisses

Pour héritage à tes enfans ,

Trois générations de talens ;

C'est la plus belle des noblesses.

De ses travaux lorsqu'il n'a pu jouir, Pour un artiste qui succombe.

C'est, hélas! bien plus que mourir.

Ce fut le sort d'Henri. . . Grâce à vous ^ sur sa tombe ;,

Que ses enfans, quand ils iront prier, Puissent porler demain quelques brins de laurier.

Le théâtre représente un riche salon, [Siècle de Louis XIF .) Trois grandes portes au fond, ouvrant sur une galerie qui laisse apercevoir les montagnes de la Basse-Navarre. Trois portes latérales; d gauche du spectateur , l\ipparteinent d'Elire ; à droite, la chambre de Léon ; d gauche et la plus rapprochée de la scène , la porte du cabinet où est enfermé Quimbel. A droite^ une fenêtre à balcon. Du même côté, une table couverte d'un tapis et tout ce qu'il faut pour écrire. Une guitare suspendue au lambris.

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