SCÈNE XVI
Les Mêmes, LE MARQUIS.
LE MARQUIS, entrant tout-à-coup, à part. Ah ! il est encore ici... Fort bien.
la
LA PERRUCHE
M"* DE MARNEUF.
C'est VOUS, M. le Marquis ?
LE MARQliIS.
Oui , Madame.
M""* DE MARNEUF.
A ce prompt retoui- , je devine que vous avez abjuré vos soupçons ridicules...
LE MARQUIS
Non , ?vladame.
M"* DE MARNEUF, riant.
Comment!., encore?..
BAGNOLET
Voyons, M. le Marquis, regardez-moi bien... (Se posant.) C'est-il un mousquetaire, ça?
LE MARQUIS
Permettez... (a part.) Ma ruse va les confondre tous. (A M""' (le Maineuf.) Madame... cette jeune fille vient de m'apprendre que le... porteur d'eau était son amoureux... J'en suis persuadé... Mais il est malséant, je pense, que votre fille d'atours ait un amant.
M"* MARNEUF.
Plaît-U?..
CORALINE
Comment?..
BAGNOLET
Qu'est-ce qu'il dit donc là ?
LE MARQULS, à part.
Comme ils se troublent!.. (Haut.) Oh! je sais ce que vous allez me répondre... Ils n'ont rien , l'un et l'autre... il leur manque une dot pour entrer en ménage... Eh bien! voici, dans ce portefeuille, dix mille livres, en billets de la Caisse d'escompte... (ABagnoletetCoraline.) Tout esta vous... à une condition!.. (A part.) Je ne risque rien.
fMXAE,,
Tu jures d'épouser cet homme que voici ?
CORALINE, avec join.
Ah ! merci , monsieur , grand merci !
LE MARQUIS, à part.
Elle consent!.. Parbleu ! la chose est claire : Mais lui!., lui , c'est une autre affaire.
A Bagnolet
Vous jurez d'épouser la femme que voici?
BAGNOLET, pienant lestement le jioitefeuille.
Ah ! merci , Monsieur , grand merci !
LE MARQUIS, stupéfait.
Vous acceptez!..
BAGNOLET
Et plutôt deux fois qu'une.
Moi, refuser mon bonheur, ma fortune!