‹ Recueil d'opérasChapitre 517 sur 1141 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, INEZ.

INEZ, accourant toute tremblante.

Ah! madame, madame...

LÉOXOR.

Qu'est-ce donc.»

INEZ

C'est le roi.

LÉONOR

Oh ! ciel !

FERNAND, siirpris.

Le roi !

LÉONOR, à par/.

J'ai tressailli d'effroi Jusqu'au fond de mon âme!

A Inez.

Je te suis.

A Fernand , lui rcmeltant le parchemin qu'elle lui a montré.

Tiens, li?, Et surtout obéis.

Adieu ! pars, oublie Ton rêve et nos vœux-.

L'amour qui nous lie Nous perdrait tous deux.

Mon âme, qui saigne De mille douleurs.

Se brise et dédaigne La plainte et les pleurs.

Adieu sur la terre!

Et si jusqu'aux cieux Parvient ma prière, Tu dois être heureux!

Que moi je l'oublie!

Ne plus te revoir !

T'aimer, c'est ma vie ; Sans toi plus d'espoir.

Mon cœur, qui se brise, Sera froid, mon Dieu !

Avant qu'il te dise Ce fatal adieu.

Maudit sur la terre, Hélas! sous quels cieux Traîner ma misère?

Où piiis-je être heureux ?

Léonor iellc à Fernand un dernier adieu , puis sort avec précipitalion.

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