IXCII:: DE LÂMMELIMOOR
ASTUON.
Peut-être.
GILBEUT.
Eii bien ! disposez de mon bias ; Votre cstaficr Gilbert ne vous faillira pas.
ASTUON.
Gilbert, d'un noir chagrin mon àmc enveloppée
Gémit du crime de ma sœur.
Cet Edgard Ravcnswocd, l'ennemi de ma race. Du coc'.ir de ma Lucie, indigne ravisseur... Elle l'aime!
GII.TlEnT
Un seul mot, un geste, et sur sa trace Je ir.c mets à l'instant, et je réponds de lui.
ASTIION.
Sur cette jeune fille Avoir mis tant d'espoir! Tu sais, de ma famille, Dans la faveur du roi ruinée aujourd'hui, Lepuissiint lord Alhi.l redevenait lappui. Lucie, au jeune Arlhur,au neveu du ministre, Allait donner sa main... 0 passion 5ii!i>tie! Edgard renverse tout.
GILUEUT.
îiiî.ritve, un coup de ce fer Enlèvera d'ici cet Edgani de l'enfer.
AsrnoN.
Vw tel ciimc... o!i! jamais !
GII.BEUT.
A votre aise. Excellence!
Edîîard cl votre sœur, bravant votre défense. Vont p;)urla.ilce malin, comme deux tourtereaux, Se rendre en ce lieu sombre, auprc^ de la rmt.iine Où les amans d'Écossc ont coulnme, en leur peine, Di venir échanger leurs fidèles anneaux.
ASTUON.
Dis-tu vrai?
Cl LE EUT.
Monseigneur, j'ai p )rté le message:
Pour me taire, je suis payé par ramoure:ix. El par vous pour parler ; je vous sers tous ies deux
ASTUON.
Eli bien ! donc, que son sang assov.visse ma rage ! • Ain.
D'un amour cjiii iiic brave 11 faut briser l'entrave ; Mon sang, comme une lave, Allntnc ma fiirnir.
De toi fcrais-ji- c<i I ive ?
Soui'i d'un v.tiii iiMineiir.
Malheur à qui me brave I Edgard, à toi mallicur 1 J';ii trop long-temps fait gr;i e, l\îa h:iine enlin se lasse; Le jour (lu p.irdon est passé; N Jii, rien ne p^iil t'iihsoiiihe, Mon hras, eommc la foudre, "Vn courber dans la pjudie Ton oigîcil it!<c !■ '.
GiLurr.T.
Au flanc, j'ai mon ép>:c Qui pend inoccupée; Pour vous servir, Elle est prèle à sortir.
(On cnl'.nd b rilouinclle du chœur suivju!.) La chasse vers nous s'avance, La voici.
ASTHON
Phis un mot... Silence !
•oCi>»oop-coc:3-i73-:-.-c^:Bci:e-3rK;'ic;:to:oacffOc«>EC50ceo'eo-(K'Oe-£«o
SCÈNK iir.
ASTHON, GILBERT, i.ks CnASSEUl'.s,reniraiit.
CiiOEUn DES CIIASSEUnS.
Le soleil hors de la plaine
Nous fait chercher nn abri
Sous l'air frais de la fontaine,
Sur ce doux gazon fleuri.
(S'.ivaurMnt veis Asihon.)
Dans une sombre avenue
S'est oll'ert à notre vue L'ennemi que vous ha'isscz.
Sur ."^on coursier il prit la fuite,
El soudain à sa poursuite
Nous nous somnics élancés ;
Mais loin des feux de la plaine
La fatigue nous ramène.
ASTUON.
Uii ennemi!... Qui donc?
LE CHOEUR
Edgard !
ASTUON.
Tncore ! 0 rage qui dévore!
C'en est fait, il doit périr.
GILlîEUT.
Oui, c'est le parli le plus sage, 'A pnrt.)
Et qui me- convient davantage:
Ce coup-là va m'enrichir.
ASTHON
A moi viens, o<ivpc tes ailes, Je l'évoque, ange du mal, Viens servir mes fureurs mortelles, Arme pour moi ton bras fatal.
Ma vengeance, Edgard, va l'atteindre.
Cet amour qui le l'ait craindre, Puisque rien ne peut l'éteindre, Je l'écrase dans ton cœur.
LE CUOKH!!.
Sa vengeance va l'atteindre, Car la haine est dr.ns son cœur.
Et rien ne pourra l'élciodre.
J'enircvois un joî'.i' d'ho'rcur.
PAUTIK J, SCKNi: \i.
GlI.BF.llT, à part.
A prix (î'gal, à ne rien feindre, Je le sauve île bon amir.
(Halte (le chasse. — Les seigneurs se couchent a» pied (les arbres. — Des valets distribuent les rafraicliisscnieiis ([u'ils ont apportés dans des corbeilles.)
me 303 ■>;cooaco3oc«ooaaw«oapoa8aaaaco93a9aaowaa8gaoa se'Sseeew
Lrs MèRies, ARTUtîR.
AKTIICU.
J"arrivc le dernier au rciidcz-vous de ciiasse; Henri, salul !
ASTHON
Artliur, salut à vous; Vos rt^'ves d'amour loin de nous Vous avaient égari?...
AllTIICK.
Kassure-moi, de grâce; .l'aime Lucie, cl je m'en crois aimé, I\îais je ne puis bannir un soupçon qui m'oi)Scde.
ASTHON
In soupçon ?
AUTUDR.
Un seul mot à mon esprit calmé lleridra la paix.
ASTHON
Parlez.
ARTHUn.
Viens à mon aide.
Est-ce bien librement que Lucie est à moi ?
ASTHON
En doutez-vous?
ARTHUR
Edgard...
ASTHON
Jadis, le téméraire, Oubliant noire haine et bravant ma colère, (Jsa jusqu'à ma sœyr porter ses vœus, je croi. Elle l'a repoussé.
ARTHUR
D'elle-même?... Ah! monfrc^re, Merci, je suis heureux maintenant et j'espère. Je connaissais d'Edgard l'aveugie passion. J'étais jaloux de lui, mais vers la cour de Franco Mon oncle, lord Athol, l'envoie en mission.
ASTHON, avec joie.
Il part?...
ARTHUR
On m'a promis...
ASTHON
Et bientôt?
ARTHUR
Je le pense.
Je respire.
ASTHON, à part.
GlLBURT, bas, à Aslhon.
Je le rejoins dans un instant.
ASTHON, bas.
Puisqu'il part, non.
GILBEIIT.
Les morts seuls sont discrets pourtant.
ASTUON.
En chasse !
(Les chasseurs se relèvent et descendent la Stonc.)
LE CllOEUU.
En chasse ! voici l'heure Oii sur le cerf qui pleure Vont fondre les linders.
La trompe au loin résonne Et la forêt frissotme Sous le pied des coursiers.
(Ils sortent. )
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