‹ Recueil d'opérasChapitre 555 sur 1141 · LUC1L · texte numérisé non relu

LUC1L

Mon fiérc !

ASTUON.

Viens à l'autel.

LUCIE

Je vais quitter la terre.

ASTIIOK.

Viens, II! d'ji^ me sauver.

LUCIE

>'on.

ASTUON.

Il le fjut.

LUCIE

0 ciel !

ASTHON

Enleiuls lu ces chants de TJte?

C'est ton hymen qui s';ii)prcle.

Va (le (lents orner la tc!e; Tu peux cire heureuse cncor.

Cède à mes vœux, ô Lucie !

C'est ton frère qui supplie; Rends-moi la splendeur ravie; Dans tes mains lu liens mon sort.

LUCIE

Alil des pleurs au lieu de fête!

Que le deuil voile ma télé, C'est ma tombe qui s'npprèlc; Le miiiluur, vuilà mon sort.

Dieu ! '^ous ma do;ileur je plie, Eniends ma voix qui supplie; Viens m'arr.-.chcr à la vie; Pour hieiil'iiil j'.iUcnds la niorl.

[Lucie s'Olûigiio cliaiicc'antc)

scèm: m.

.\STHO>î, Seigxeubs et Dames, Paysans dc CLAN ; un peu ;;piè3, ARTHUJl.

CEOELR.

Siilvfins r.'imanl (^lli nous conduit

Près d uin; rci-io .sinK-o.

l'rè^ d? irpousc qu'il rhui>it,

Des liois fleur cmbaumOc.

Qu'à nwtrc chœur, à nos concerts,

S'u!iis<ç tout (0 qui chante; 1 fa:il que la fêle bruyante

F.itigijerO'-lio des airs.

Aimiuii, ù Astlioii.

L'envie avait voulu Icrnir

L'éclat de la bannière, Mais on la verra lespleiidir

Plus brillante cl plus fièi e.

Ti main. — Viens .sur mon cour,

Jurons-nous foi sincère; Je viens à loi comme un frère, Comme un frère, un défenseur.

REPRISE DU CnOEUil.

Suivoni l'amanl qui nous cor-dui!, etc.

AiîTiiiK, ù Astlinn.

Eb bien I... Lucie...

ASTIION.

Heureuse, elle s'apprèle; Peut-être un dernier soin l'arrOlc, Elle se pare avec orgueil.

Mais d'une mère adorée

Elle quille à peine le deuil.

AMUUi;.

Sa mémoire m'est sacrée.

ASTHON

Sa perte est réparée Par un hymen q;!i nous rend tous heureux.

ARTHUa.

Frère, je djulc...

Esl-:c son cœur qu'elle écoule...

Lucie?...

ASTHON

Eh quoi !

ARTHVU.

Que sais-je? Dans ses yeux Souvent j'ai vu des jarmes Qu'elle cachait.

ASTUO.V.

Dissipez \os alarmes; De votre amour son cœur est glorieux.

LES SEIGNEUnS Cl LES DAMES,

Elle approche, c'est elle!

ASTHON, il part.

Quelle pâleur nioi telle 1

SCLNE iV.

Les MtMES, LUCIE, auienée par le 3IINISTRE.

ASTUON, aliar.t au devan! de Lucie Voici ton époux... (Cas.) Cruelle, Veux-lu me pcidre ?

LUCIE, à part.

0 tourment!

ARTHUR, 5 Lucie.

J • mets le cœur le plus aimant .\ux pieds delà plus belle.

ASTHON, allniil vtT> lila'.)le.

Avant d'aller à la iliapelic, Il faul 'iguer.

(A Arilmr.)

Approche!

LUCIE DE LAMMEllMOOR,

ARTHUR

0 doux momenl!

(Âsthon conduil par la main Lucie vers la table.) LCCIE.

Je marche au sacrifice...

ASTUON, lui présentant la plume.

N'hésilepas, signe...

LUCIE, h part.

O supplice!...

(Ellcsign-'.) E.'poT, aux cieux précédc-moi !

LE MIMSTUE.

Elle parait chanceler...

ASTUON, à part.

Je respire.

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