LUC1L
Mon fiérc !
ASTUON.
Viens à l'autel.
LUCIE
Je vais quitter la terre.
ASTIIOK.
Viens, II! d'ji^ me sauver.
LUCIE
>'on.
ASTUON.
Il le fjut.
LUCIE
0 ciel !
ASTHON
Enleiuls lu ces chants de TJte?
C'est ton hymen qui s';ii)prcle.
Va (le (lents orner la tc!e; Tu peux cire heureuse cncor.
Cède à mes vœux, ô Lucie !
C'est ton frère qui supplie; Rends-moi la splendeur ravie; Dans tes mains lu liens mon sort.
LUCIE
Alil des pleurs au lieu de fête!
Que le deuil voile ma télé, C'est ma tombe qui s'npprèlc; Le miiiluur, vuilà mon sort.
Dieu ! '^ous ma do;ileur je plie, Eniends ma voix qui supplie; Viens m'arr.-.chcr à la vie; Pour hieiil'iiil j'.iUcnds la niorl.
[Lucie s'Olûigiio cliaiicc'antc)
scèm: m.
.\STHO>î, Seigxeubs et Dames, Paysans dc CLAN ; un peu ;;piè3, ARTHUJl.
CEOELR.
Siilvfins r.'imanl (^lli nous conduit
Près d uin; rci-io .sinK-o.
l'rè^ d? irpousc qu'il rhui>it,
Des liois fleur cmbaumOc.
Qu'à nwtrc chœur, à nos concerts,
S'u!iis<ç tout (0 qui chante; 1 fa:il que la fêle bruyante
F.itigijerO'-lio des airs.
Aimiuii, ù Astlioii.
L'envie avait voulu Icrnir
L'éclat de la bannière, Mais on la verra lespleiidir
Plus brillante cl plus fièi e.
Ti main. — Viens .sur mon cour,
Jurons-nous foi sincère; Je viens à loi comme un frère, Comme un frère, un défenseur.
REPRISE DU CnOEUil.
Suivoni l'amanl qui nous cor-dui!, etc.
AiîTiiiK, ù Astlinn.
Eb bien I... Lucie...
ASTIION.
Heureuse, elle s'apprèle; Peut-être un dernier soin l'arrOlc, Elle se pare avec orgueil.
Mais d'une mère adorée
Elle quille à peine le deuil.
AMUUi;.
Sa mémoire m'est sacrée.
ASTHON
Sa perte est réparée Par un hymen q;!i nous rend tous heureux.
ARTHUa.
Frère, je djulc...
Esl-:c son cœur qu'elle écoule...
Lucie?...
ASTHON
Eh quoi !
ARTHVU.
Que sais-je? Dans ses yeux Souvent j'ai vu des jarmes Qu'elle cachait.
ASTUO.V.
Dissipez \os alarmes; De votre amour son cœur est glorieux.
LES SEIGNEUnS Cl LES DAMES,
Elle approche, c'est elle!
ASTHON, il part.
Quelle pâleur nioi telle 1
SCLNE iV.
Les MtMES, LUCIE, auienée par le 3IINISTRE.
ASTUON, aliar.t au devan! de Lucie Voici ton époux... (Cas.) Cruelle, Veux-lu me pcidre ?
LUCIE, à part.
0 tourment!
ARTHUR, 5 Lucie.
J • mets le cœur le plus aimant .\ux pieds delà plus belle.
ASTHON, allniil vtT> lila'.)le.
Avant d'aller à la iliapelic, Il faul 'iguer.
(A Arilmr.)
Approche!
LUCIE DE LAMMEllMOOR,
ARTHUR
0 doux momenl!
(Âsthon conduil par la main Lucie vers la table.) LCCIE.
Je marche au sacrifice...
ASTUON, lui présentant la plume.
N'hésilepas, signe...
LUCIE, h part.
O supplice!...
(Ellcsign-'.) E.'poT, aux cieux précédc-moi !
LE MIMSTUE.
Elle parait chanceler...
ASTUON, à part.
Je respire.