‹ Recueil d'opérasChapitre 557 sur 1141 · SEXTUOR · texte numérisé non relu

SEXTUOR

EDGARD

J'ai pour moi mon droit, mon glaive; Pour frapper mon bras se lève, S'il faut perdre mon beau rêve, Sa tendresse, mon trésor.

De sou vœu j'ai là le gage.

Mais l'effroi sur son visage Du parjure est le présage.

Ingrate ! moi je l'aime encor 1

ASTHON

Sur sa tête qu'il relève

Le destin suspend mon glaive;

Que ce jour enfin achève

Ma vengeance par sa mort.

Ma stupeur, sombre présage.

C'est le calme avant l'orage...

Ton rcîoiir, dernier outrage.

Marque en traits de sang ton sort.

LUCIE, sortant de son évanouissement.

Lui fidèle à sa tendresse 1

Tout m'accable en ma détresse;

Comme une ombre vengeresse Se dresse l'ange du remord.

Piège affreux qui se dévoile, Du destin s'ouvre le voile ; Dans ma nuit plus une étoile, Dans l'abîme plus un port !

LE MINISTRE

C'est le cri de la détresse Qui succède aux chants d'ivre.«se; Comme une ombre qui se dresse, Je crois voir planer la mort.

Que ta ii:ain, Dieu, se dévoile, Fais, dans l'ombre qui nous voile, De l'espoir briller l'étoile ; Ouvre à l'affligée un port.

ARTHUR

De mes yeux tombe le voile.

Oui, le piège se dévoile, De mou bonheur pâlit l'étoile:

Ils avaient lié leur sort.

C'en est fait, adieu beau rêve !

Mais l'outrage appelle un glaive ; Oui, sa tendresse qu'il m'enlève

Lui vaudra pour prix la mort.

LE CHOEUR

C'est le cri de la détresse Qui sticcède aux chants d'ivr',s.«e ; (fournie tine ombre qui se dresse, Je ciois voir planer la mort, 'à

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