REPRESENTK POUR LA PREMIERE FOIS
Le avril 1840.
PRIX ! 1 FRAM.
CHEZ SCHOXEXP.ERGER, ÉDÎTEIR DE MLSIQIE, COMMISSIONNAIRE,
EOII.EVARD POISSOSMKRE, 10.
CIIEÏ tH. TRESSE, SlCCF.SSEin DE J.-X. BARBA,
Paluis linyaL galrrie de Cbuilics, 2 cl 5;
CHEZ MAnClIWT,
Boiilctard SainlMatliu, i>.
PAF.IS. — IMPRIMERJE DE BOURGOGNE ET MARTINET, KUE .'ACOB, 30.
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Corneille traduit en opéra II Quelle impiété littéraire !
Les messieurs qui de nos jours ont affiché le plus de mépris pour nos grands auteur classiques vont, comme tous les faux dévois, crier le plus haut à la profanation.
Deux mots de réponse :
J'ai fait pour ime tragédie de Corneille ce que nos pères avaient fait pour une tragédie d Racine : Ylphigénie en Aulide , traduite en opéra , a fait connaître à la France une des plu belles partitions de l'immortel Gluck*.
Ensuite, et s'il est vrai , comme l'attestent nos plus illustres compositeurs, que la musiqu veuille avant tout des passions et dos effets dramatiques, et que l'opéra le meilleur soit celi qui présente le plus de belles situations , on concevra sans peine que tous les ouvrages d Corneille doivent offrir, comme ils offrent en effet, de mag.iifiques sujets d'opéra !
J'aurais voulu respecter et conserver intacts tous les vers de Polyeucte, mais la musiqu a des exigences auxquelles on doit se soumettre; de plus, il a fallu traduiie les priiicipau morceaux, airs, duo, trio et finales, d'après la partition déjà faite du Poliutto, composé pou le théâtre de haint-Charles , et défendu avant sa représentation par la censure de Naples . Si je me suis permis de supprimer les quatre confidents ou confidentes de Corneille, ces que l'opéra doit mettre en action ce que la tragédie met en récit. Je n'ai hasardé, du reste d'autres changements que ceux qui avaient été conseillés et indiqués, avant moi, par Laharp et par Andrieux.
Quant au rôle du père et du gouveineui Félix, j'ai suivi l'idée donnée par Voltaire, qu désirait qu'à ce caractère pusillanime et peu digne de la tragédie, on substituât celui d'ui zélé défenseur des divinités du paganisme; fanatique dans sa croyance comme l'olyeucl dans la sienne.
Eugène SCîUBE.
* Je pourrais ajouter Jpliiyc.iie en Tauridt de GuimoiidD.lalouche, mis en opéra piur Gluck cl pourPicciii qui iraiièreiil en nièiiie lcin|>s le même suj. t; le Cid de Conudlc, nii» en opéra par Guillard, sous le liire d Ciiinène, pour Sacchiiii, etc., clc.
PERSONNAGES
ACTEURS
FÉLIX, gouverneur de l'Arménie au nom de l'empereur Décius. M. Dérivis.
PAULINE, sa fille Mme. Dords-Gkas.
POLYEUCTE, son gendre M. Duprez.
SEVERE , proconsul envoyé par l'empereur M. Massol.
CALLISTHÈNES, prêtre de Jupiter M. Serda.
NÉARQUE, chrétien ami de Polyeucte M. Wartel.
Un Chrétien M. Molinier.
Jeunes filles , suivantes de Pauline.
Choeur du peuple , habitants et habitantes de Mélitène.
Choeur des Chrétiens.
CuoraR des prêtres de Jupiter.
Soldats des diiïérenles armes composant une légion romaine.
J^igteurs.
Sacrificateurs.
Gladiateurs.
Choeur de danseurs et de danseuses, paraissant dans les cérémonies publiques ou religieuses.
La scène se passe à Mclitènc , capitale de V Arménie.
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LES MARTYRS