ANGELUS
Oh ! viens payer par tes merveilles Le doux accueil iJe la beauté.
Ma voix coiiiniaïuk- à la nature; Je lis môme dans l'avenir.
MABiLiE et kZAi.ms, ensemble, riant.
Vous dites la bonne aventure?
AIMERI
Nobles dames, pour vous servir.
// passe entre elles deux.
ciLANSON, à part.
Tu serais déjà loin, je jure, Si tu lisais dans l'avenir.
A1MEBI, rt Mabilie.
Si quelque mari vous obsède Du mal jaloux qui le possède.
Parlez, j'y trouverai remède ; Me voilà, Je suis là.
EiySEMBLE.
MABILIE.
Ab! je voudrais bien voir cela!
CALAMSON, à part.
Mcssire, nous verrons cela,
AIMERI, à Azalais.
Faut-il, du fond de sa tourelle, Enlever une damoiselle.
Et trouver un mari pour elle?
Me voilà; Je suis là«
EISSEMBLE.
AZALAIS.
Ahl je voudrais bien voir celaj
CALAKSON, à part, Messire, nous verrous cela.
AIMERI, prenant la main de Mabilie.
Dounez-moi cette main charmante...
MABILIE.
Que voyez-voiis?
AIMEBI.
Mais... rien cncor.
MABILIE.
Eh bien!
AIMERI
Un jaloux vous tourmente...
Il Unira par avoir tort.
CALAKSON, à part.
)i, sans être sorcier, j'aurais prédit son sort. AZALAIS, présentant sa main.
Et moi?
AIMERI, regardant la main avec amour, Vousl quel projet indigne!
Victime promise au couvent! • Mais, non !.. regardez cette ligne.
C'est im mari qui vous attend!..
itZALAIS.
Quoi! c'est écrit?
AIMEBI.
IiisiblemcnU
ENSEMBLE
MABILIE et AZALAIS.
Quel art divin l A sa magie, Moi, je bic fie.
Il est devin, et très devin.
AIMEEI.
Quel art divin!
A ma magie.
Elle se fie.
Je suis devin, et très devin.