‹ Recueil d'opérasChapitre 630 sur 1141 · ANGELUS · texte numérisé non relu

ANGELUS

Oh ! viens payer par tes merveilles Le doux accueil iJe la beauté.

Ma voix coiiiniaïuk- à la nature; Je lis môme dans l'avenir.

MABiLiE et kZAi.ms, ensemble, riant.

Vous dites la bonne aventure?

AIMERI

Nobles dames, pour vous servir.

// passe entre elles deux.

ciLANSON, à part.

Tu serais déjà loin, je jure, Si tu lisais dans l'avenir.

A1MEBI, rt Mabilie.

Si quelque mari vous obsède Du mal jaloux qui le possède.

Parlez, j'y trouverai remède ; Me voilà, Je suis là.

EiySEMBLE.

MABILIE.

Ab! je voudrais bien voir cela!

CALAMSON, à part.

Mcssire, nous verrons cela,

AIMERI, à Azalais.

Faut-il, du fond de sa tourelle, Enlever une damoiselle.

Et trouver un mari pour elle?

Me voilà; Je suis là«

EISSEMBLE.

AZALAIS.

Ahl je voudrais bien voir celaj

CALAKSON, à part, Messire, nous verrous cela.

AIMERI, prenant la main de Mabilie.

Dounez-moi cette main charmante...

MABILIE.

Que voyez-voiis?

AIMEBI.

Mais... rien cncor.

MABILIE.

Eh bien!

AIMERI

Un jaloux vous tourmente...

Il Unira par avoir tort.

CALAKSON, à part.

)i, sans être sorcier, j'aurais prédit son sort. AZALAIS, présentant sa main.

Et moi?

AIMERI, regardant la main avec amour, Vousl quel projet indigne!

Victime promise au couvent! • Mais, non !.. regardez cette ligne.

C'est im mari qui vous attend!..

itZALAIS.

Quoi! c'est écrit?

AIMEBI.

IiisiblemcnU

ENSEMBLE

MABILIE et AZALAIS.

Quel art divin l A sa magie, Moi, je bic fie.

Il est devin, et très devin.

AIMEEI.

Quel art divin!

A ma magie.

Elle se fie.

Je suis devin, et très devin.

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