ALC1^D0R
Et près de îa tendre Chimène Le Cid lui-même est aux abois.
CHOECR.
Tous vos chanteurs de TOpe'ra Sont plus qu"à demi morts déjà.
(Zf marquis cherche à les calmer.) SAINT-PHAR, à yllcindnr.
Bra\'o ! bravo ! la révolte est complète ! Tout marche au gré de mes diisirs j Puis-je rester à cette fête, Quand loin d'ici m'appellent les plaisirs? Peut-être, en mon absence, La beauté' que j'encense , Avec impatience, En son logis m'attend.
Pour me guider près d'elle, La soubrette fidèle Chez moi fait sentinelle; Ah ! partons à Finstant.
LE MARQUIS
Aux ordres que je donne Nul ne doit résister ; Je le veux , je l'ordonne !
Vous allez répéter.
SAINT-PHAR, bas aux chanteurs.
Ne craignez rien.
Tout ira bien ; Fidèle au plan que j'ai formé.
Que chacun soit très-enrlmmé.
ALCINDOR ET CHOEUR, à piirt.
Ne craignons rien, Tout ira bien.
Suivons le plan qu'il a formé.
Que chacun soit tiès-enrhumé.
SAINT-PHAR, ati marquis.
Vous le voulez ; mais c'est par complaisauce ; Je n'en puis plus, et pourtant je commence...
ROMANCE
SAINT-PHAR
Assis au pied d'un hêtre t {lyurie vuix enrouée.)
D'un hêtre...
{Au marquis.^ Vous le voj^ez, c'est impossible, J'éprouve une douleur horrible ; J'ai le gosier en feu.
LE MAngris.
Mais essayez encore un peu.
SAINT-PHAR
Je ne le puis, sur mon honneur !
LE MARQUIS
C'est vraiment avoir du malheur; N'en parlons plus, passons au choeur,
ALCIKDOR, d'une voix chevrotante. En vérité, c'est impossible ; Aucun de nous ne peut chanter...
Renoncez-y ; on ne pent répe'ter.
(// tousse, tous les choristes enfant autant.')