‹ Recueil d'opérasChapitre 697 sur 1141 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CHARLES, ODETTE

ODETTE , à part.

C'est lui!... toujours pleurant!... mais sa douleur En m'écoutanl s'adoucira , [amère

S'il comprend que demain, au jardin de mon père, Le Dauphin que je quitte en secret l'attendra.

(Au Roi.) Sire!.. Il ne m'entend point.. Sire, c'est votre Odette, Parlez-lui.

CHARLES

La tombe est muette.

Les morts ne parlent pas.

ODETTE, qui s'approche el place sa main sur le cœur du Roi.

Ce cœur bat, il regrette Quelqu'un que vous aimez .

Non, les morts n'aiment [rien.

ODETTE

Votre jeune et vaillant soutien , Qui vous chérit plus que lui-même.

CHARLES

Les morls , personne ne les aime.

Quelques larmes sur eux ! et puis dormez en paix! Et puis l'oubli.

ODETTE

Ne pourrai-je jamais Ecarter cette idée ?

(A Charles.]

Ah ! qu'un ciel sans nuage Pour les regards est doux ! et quelle volupté De se ranimer sous l'ombrage A l'air pur de la liberté!

L'automne s'envole si vite!

Demain, nous irons, au réveil, Voir sa dernière marguerite Fleurir sous son dernier soleil.

CHAULES, en souriant.

L'automne s'envole si vite !

Demain , nous irons, au réveil,

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