‹ Recueil d'opérasChapitre 719 sur 1141 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CHARLES, d'abord seul, puis l'homme de h forêt du Mans, JEAN-SANS-PEUR, LOUIil D'ORLÉANS, CLISSON.

CHARLES, qui se soulève doucement pour voir si

Odette est partie.

Pauvre Odette ! en pensant qu'au repos je me livre, Elle reposera; va, dors : tu peux dormir. Dieu , quand on a passé tant de nuits à gémir , Affranchi de ses maux, qu'il est doux de revivre !

Oh ! de notre immortalité,

Divin garant, raison sublime,

A tes rayons je me ranime

Pour sentir ma félicité. I|

Sur moi tu brilles sans nuage ;

Ton éclat m'inonde, et je nage

Dans un torrent de volupté.

Qu'ai-je entendu?... Quels lugubres murmures!... i Mes sens m'avaient trompé.... Non , dcsgémisse-l Se mêlent par moments [ments

Au sourd cliquetis des armures.

(Un des panneaux de la hoiserie a glissé >ur hii-niême et laisse voir une immense galerie, où dc.^ formes hi- ; deuses, et des spectres traînant des chaînes, sont à peine éclairés par une lumière fantastique.) CHARLES.

0 funèbres lueurs! que vois-je à leur clarté?... D'effrayantes figures Se meuvent dans l'obscurité!

CHOEUR

Tremble , la tombe s'ouvre :

La mort qu'elle découvre A tes regards en sort ; Et les pâles fantômes Désertent ses royaumes Pour l'annoncer ton sort.

CHARLES, qui s'est élancé lie son lit.

Où suis-je?

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