‹ Recueil d'opérasChapitre 721 sur 1141 · LES TROIS FANTÔMES · texte numérisé non relu

LES TROIS FANTÔMES

Tu périras de même.

CHARLES

I doit m'assassiner?

LES TROIS FANTÔMîiS, l'un après l'autre en étendant les bras vers lui.

Ton fils! ton fils! ton fils!

CHARLES

Mon fils! ô fureur ! quoi mon fils !

LE CHOEUR

IVIaudis ce perHde Qui veut l'immoler: Mort au parricide!

Son sang doit couler.

CHARLES , agité d'une démence furieuse.

Frappez ce perfide Qui veut m'immoler :

Mort au parricide !

LE CHOEUR

Mort au parricide !

CHARLES

Son sang doit couler.

LE CHOEUR, en s'enfuyant.

Mort au parricide !

Son sang doit couler.

^Tout disparait , et la boiserie se referme.)

SGÈ>'E M.

CHARLES, puis ODETTE, ISABELLE, BED- FORT, Seigneurs et Chevaliers.

CHARLES

A moi! sauvez mes jours.... accourez lous... des

[armes!

Ces spectres, chassez-les ! ils sont là tous les trois... Là ! là! les voyez- vous?

ODETTE

Ah! calmez ^os alarmes, ISABELLE; bas à Bedfort.

Que vousavais-je dit?

CHARLES

Chassez-les donc! des armes!

Frappez.

Reconnaissez ma voix ; Ils n'y sont plus.

CHARLES

^lais lui, c'est lui nue je redoute :

11 veut m.'assassiner.

LSABELLE.

Qui?

CHARLES

Mon lils. Je les crois; Ils l'ont dit.

ODETTE

Votre fils !

CHARLES VI

ISABELLE , à Charles.

Que faites-vous?

CHARLES

J'écoute :

Le cor, pour l'annoncer doit retentir trois fois. ODETTE, à part.

Ciel!

BEDFORT

Que dit'il ?

ODETTE , à Charles.

Quittez ce lieu funeste ; Venez.

(Un premier signal se fait entendre.)

CHARLES

Hé bien ! l'avez vous entendu?

ODETTE , qui cherche à l'entraîner avec une sorte de violence.

Venez, sire. ••

ISABELLE

Je veux qu'il reste.

CHARLES

Encore ! encore !

ODETTE

Il est perdu.

BEDFORT, à Isabelle.

Dirait-il vrai ?

CHAULES.

Que du traître on s'empare.

ODETTE

De votre Charle !

ISABELLE

Et comment?

CHARLES

Il viendra Lorsqu'au signal Odette répondra.

( A Odetle, )

Chante.

ODETTE

La terreur vous égare.

( A Isabelle. ) Madame , il n'a plus sa raison.

ISABELLE

N'importe ! chantez.

ODETTE

Non.

CHARLES

Tu m'obéiras.

ODETTE

Non.

De ce palais qu'on me bannisse ; Qu'on me foule aux pieds ; que ce bras Sous son courroux m'anéantisse ; Non, non je n'obéirai pas.

H ARLES

Hé bien ! donc je te fais justice :

Je te chasse.

ODETTE

Vous me chassez!

Vous!

ISABELLE

Mais quel est ce chant ?

CHARLES, qui rappelle ses souvenirs.

Viens !.. viens !...

ISABELLE, vivement.

Ah ! je le sais.

(Elle s'élance vers la fenêtre.)

Viens me rejoindre sur la rive, Si du rendez-vous où j'arrive ,

Tu te souviens.

Et dans la nuit l'écho fidèle , Qui semblait l'appeler comme elle

Disait : viens, viens.

ODETTE, à vois basse, pendant qu'Isabelle chante. Son fils sera donc sa victime ?

CHAULES.

Il viendra ; c'est l'heure du crime; Il s'en souvient.

LE CHOEUR, aussi à voix basse.

Ecoutons !...-

ODETTE

Attente mortelle !

CHAULES.

A son affreux dessein fidèle.

Il vient, il vient.

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