‹ Recueil d'opérasChapitre 729 sur 1141 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HAULES , LE DAUPHIN, ISABELLE, BED- FORT, Chevaliers et Soldats, Anglais, Peuple.

( L'oriflamme est placée sous le portique.)

jHOEUR du peuple , tandis que Charles s'avance soutenu par Isabelle.

Voici ton heure, ô Providence!

Accomplis sur nous tes desseins !

Il vient ce vieillard en démence , Plus pâle que ces marbres saints ; Sois nous propice , ô Pro viden ce !

CHARLES

OÙ suis-je?

ISABELLE

Devant vos aïeux.

CHARLES

ne feulent ils de moi?

ISABELLE

Le châtiment d'un traître.

BEDFORT

an meurtrier !

CHARLES, regardant le Dauphin.

Qu'il tremble !

LE DAUPHIN

Innocent à leurs yeux , Devant eux , sans rougir , leur ûls peut comparaître .

CHAULES.

Meurtrier, renonce à tes droits.

Sire , je ne le puis , par respect pour vous-même.

CHARLES

Obéis, ou ces rois, Dont ton front souillerait !e sacré diadème , Sur ce front avec moi vont lancer l'anatbème. LE DAUPHIN . aux pieds de Charles.

Eh bien! je l'attends à genoux:

Quand je devrais, maudit, mourir sur cette terre, Ou loin du ciel de France, hélas, et loin de tous, Au fond des prisons d'Angleterre , J'y veux mourir digne de vous !

CHARLES, à Bedfort.

Prends donc cet étendard céleste, Qui leur fut apporté par l'ange des combat s.

Et qu'en le déployant ton bras De son parti rebelle extermine le reste. Peuple, ton Roi le veiit I

ODETTE, s'élançanl tout-à-coup à la tête des chevaliers qui entrent par les duux portes du fond. Roi , Dieu ne le veut pas.

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