‹ Recueil d'opérasChapitre 750 sur 1141 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

RICCARDO, ZUNIGÂ.

lUCCARDO, regardant sortir Zarah par la porte à gauche.

Et j'hésiterais encore après un tel aveu!... non, non, elle saura toutl et si je ne peux le lui dire, écrivons... ( // se dirige vers la table à droite, et rencontre au milieu du théâtre Zicnlga qui vient d'entrer par la porte du fond ) Ah! mon amil... Ah! si vous saviez... si vous connaissiez mon bonheur et tout ce que je vous dois... Elle m'aime !

ZOXIGA.

En vérité!... parbleu, j'en suis ravi! et il me tarde de voir ce mariage achevé.

RICCARDO

Et moi donc 1

ZLMGA.

Je viens vous parler à ce sujet... Comme votre témoin, j'ai tout disposé. Mon chapelain, qui vous

marie, a reçûmes ordres; et quant a l'acte de célébration, je l'ai fait dresser moi-raèrae.

RICCARDO

Quûil sous le nom de don Juan de Guimarens?

ZUMG.A.,

Allons donc! le mariage serait nul; et vous et moi tenons à ce qu'il soit valable. J'ai mis votre véritable nom : José Riccardo, et vos titres : guitariste en plein vent.

RICCARDO

Monsieur!...

ZUNIGA

Je ne vous en connais pas d'autres ! et il faut bien que les qualités soient connues après le mariage.

RICCARDO , se mettant à la table et écrwant.

Non pas après!... mais avant!

zn.MGA, à part.

C'est fait de nous !... Et comment le détourner de son dessein!... [S'approchant deliicardo, qui écrit à la table à gauche.) Quoi ! en conscience, tu voudrais...

RICARDO

Lui apprendre la vérité... tout lui dire... c'est ce que je viens de faire.

zu.MGA, avec effroi.

0 ciel !

RICCARDO , écrivant et parlant très-haut. ■ « Oui, madame... si vous me repoussez , je su- » birai mon sort sans vous accuser et sans me » plaindre... mais si, après avoir lu cette lettre, » vous pardonnez à un coupable... si vous dai- » gnez lui tendre la main , je tâcherai de ne pas » mourir de joie 1 »

zu.MGA, debout derrière son fauteuil.

En effet ! c'est plus noble, plus généreux ! et je me charge de lui remettre ce billet.

RICCARDO, voyant entrer Manuela et Lorenzo. Merci, monseigneur. Voici sa tante!

zu.viGA, o part.

Tout est perdu !

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