SCÈNE vin
ZARAH , entrant avec I\JARTIN DE XIMENA, qui lui donne la main; FRA LORENZO, MANUELA, ZUNIGA.
QUINTETTE, qui finit en sextuor.
C'est l'instant du mariage.
Nous venons, | . -^^ j^^^^^^ \ DUS venez, j '
Au ciel offrir | °°jjg , hommage,
Aux époux offrir I °°g \ vœux !
FRA LORENZO, à dona Manuela.
J'arrivais de l'intendance.
SUNUELA.
Eh bien 1...
FRA LORENZO
Point de messager !
Dormons en pleine assurance :
Tout va bien, point de danger l ENSEMBLE.
ZDMGâ, FRA LORENZO, ZARAH et UANOELA.
Nous venons, ^ témoins heureur Vous venez, ) »emoms neureux.
Au ciel offrir {°^*^g] hommage.
Aux époux ofErir i °°g J vœux 1
\a^x^AAVvvv^AvvvvvlAA'vvvvvvvvvv^/vvvia^*vvvvvvvvvvvtvvvvvvvvw
Les MÊMES, RICCARDO. sortant de la porte à
droite.
FRA LORENZO
11 ne nous manque licu !.,. que l'époux.
MANUELo, l'apercevant.
Le voici I RICCARDO, se soutenant à peine, et s' appuyant sur un
fauteuil à droite.
Ah ! je me sens mourir !
Il s'avance en tremblant et les yeux baissés, n'osant regarder Zarah ; enfin il se hasarde à jeter les yeux sur elle. Zarah regarde son trouble avec un sourire aimable, et lui dit en lui tendant la main.
ZARAH.
Venez donc, mon ami !
RICCARDO pousse «»» cri, tressaille et tombe presque un genou en terre.
0 ciel !
ZUNIGA, à demi-voix, et le relevant.
Allons !... tâche de te remettre !
RICCARDO, à demi-voix et avec joie.
0 bonheur!... elle a lu ma lettre?...
ZUNIGA, de même.
A l'instant, devant nous I...
RICCARDO, de même.
Sans colère?...
ZUNIGA, de même.
Ou du moine Sans en montrer !... de crainte de la tante... Qui regarde!... Silence! attention constante !
Montrant Manuela.
Et jusqu'après l'hymen prodigue-lui tes soins ENSEMBLE.
RICCARDO, regardant Zarah.
Quoi ! sans colère Son cœur apprend PareQ mystère.
Forfait si grand l Et son silence Annonce donc Et sa clémence Et mon pardon!
ZUNIGA
Beauté si fière.
Orgueil si grand !
De ma colère Voici l'instant 1 De son offense J'aurai raison.
Dans ma vengeance Point de pardon 1
MARTIN, regardant Riccardo.
Il faut lui faire Son compliment 1 , Beauté si iière
L'aime vraiment!
Et son silence Annonce donc Pour son offense Grâce et pardon !
ZARAH, à Manuela, montrant Riccardo en riant. Il veut nous taire.
Discret amant, Quelque mystère
Tendre et galant ! ^
Avec prudence, Et pour raison, Pour son silence Grâce et pardon I
FRA LORENZO
Partons !
ZARAH.
Un instant, je VOUS prie!
ZUNIGA et MARTIN, à part, Quel Loi doue swi dessein
LE GUITAKKERO.
RiccARDO, à part.
Ah 1 je frémis, grand Dieu 1
ZARAU.
Dans ce jour, d'où dépend le bonheur de ma vie, Jf De mes torts, avapt tout, je dois faire l'aveu 1 S'avançant vers Zuniga.
l'nvers vous, don Alvar, mou offense fut grande, Daignez me pardonner !
zuNiGA, troublé.
Moi!
ZARAU, lui tend la main.
Je vous le demande 1 \il j'en veux une preuve...
ZUNIGA, s'inclinant.
Ah ! j'en suis trop flatté !
Je veux par vous être à l'autel conduite I ZUNIGA, à part.
Je ne sais quel remords et me trouble et m'agite...
Non... non... il est trop tard, le sort en est jeté...
Il présente sa main à Zarah. Ils vont pour sortir ; parait un courrier qui s'adresse à Fra Lorenso, et lui remet des dépêches.
FRA LORENZO
Ah !... ah!... de la cour de Lisbonne 1... Oui, c'est le courrier que j'attends...
A Manuela et aux mariés.
Parlez sans moi, je le veux ! je l'ordonne ! Je vous rejoins dans peu d'instans 1 ENSEMBLE.
ZUMIGA.
Beauté si fière,
Orgueil si grand, etc., etc.
MARTIN
Il faut lui faire
Son compliment, etc., etc.
RICCARDO
Quoi ! sans colère
Son cœur apprend, etc., etc.
ZARAH.
0 jour prospère !
Heureux instant ! etc., etc.
Zimiga a offert sa main à Zarah, et Riccardo à Manuela. Ils sortent précipitamment. Pendant la fin de cet ensemble , Fra Lorenzo a décacheté ses dépêches ; il a parcouru un des papiers, et au moment où, sur la ritournelle, Martin veut sortir et accompagne Riccardo, Fra Lorenzo le retient par la main.
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