‹ Recueil d'opérasChapitre 764 sur 1141 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les mêmes, tout le Peuple accourant, et avec

eux MARTIN DE XIMENA.

CHOEUR

Vive à jamais, vive Bragance 1 A bas un pouvoir détesté !

Le ciel nous rend dans sa puissance • La victoire et la liberté I Vive Bragance !

Vive la liberté 1

MARTIN, à Fra Lorenzo et aux Espagnols.

Oui, messieurs, le Portugal est libre ; Vasconcellos est en fuite... mais vous n'avez rien à craindre, le duc de Bragance est roi ! la nouvelle nous en est apportée par son Qls lui-même, don Emmanuel, qui dans ce moment fait son entrée dans la ville de Santarem. FRA LORENZO , étonné, et regardant Riccardo.

Et celui-ci?

MARTIN

Celui que vous venez d'implorer à genoux est un brave et loyal Portugais, qui par un dévouement sublime avait pris la place du prince, non pour régner, mais pour mourir. [A Zarah.) Oui, madame, pour mériter vos regrets et votre estime, pour être aimé de vous pendani- une heure, il allait se faire tuer ! cela mérite récompense ! ZARAH, tendant la main à Riccardo.

La voici !

MARTIN

Et une autre encore! {A Riccardo.) Don Emmanuel te nomme comte de Santarem, et tu deviens son frère.

RICCARDO

Moi!

MARTIN

C'est trop juste 1 quand personne n'eût osé Hr. \ de la famille, tu as été le fils du roi. Et mainte nant, allié du sang royal, noble comte de Santa rem, pour la dernière fois reprends ta guitare, (i dis-nous un air de victoire.

CHOEUR

Vive à jamais, vive Bragance !

A bas un pouvoir détesté !

Le ciel nous rend en sa clémence La victoire et la liberté !

Vive Bragance !

Vive la liberté!

PA RIS ^ IMPRlMEtlIE DE V« DONDEY Dl'PFF,

ni" Sainl-I/Ouis, 46, au Marais.

m^^^ S ilB^i;i

ACTF, III, SCENE m

LE GUITARRERO,

OPÉRA-COMIQUE EN TROIS ACTES

|]ûrolei5 î>e M. 0crtbc,

de l'Acailéuue Franvuise,

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