‹ Recueil d'opérasChapitre 827 sur 1141 · SCENE YII · texte numérisé non relu

SCENE YII

GÉRARD, son épée nue à la main. LUSlGNAN, en costume de chevalier. Il est masqué el se découvre en arrivant.

GÉRARD à Lusignan.

O VOUS dont le puissant secours Contre dix assassins a défendu nr^s jours. Laissez-moi vous parler de ma reconnaissance

LUSIGNAN

Ali 1 comme moi , chacun ici , je pense , [tous, Vous eût prêté son bras !... mais plus iicureux que D'infûmes assassins j'ai détourné les coups.

DVO.

GÉRARD

Vous qui de la chevalerie

Suivez si dignement les lois, Vous qui sans hésiter expo-ez votre vie, Tour soutenir le faible el défendre ses droits, Voire nom ?

LUSIGNAN

Pour prix de mon service Permettez -moi de le taire aujourd'hui.

GERARD

Dois-je donc ignorer par qui ce noble office M'est rendu?...

LUSIGNAN

Par la main d'un ami.

GÉRARD

Votre patrie au moins ?

LUSIGNAN

Ma patrie est la France !

GÉRARD, avec transport.

C'est la mienne !.. 0 bonheur ! après tant de souf- De mon pays je trouve un frère ici ! [franco ,

LUSIGNAN

Un Français près de moi !... Mon cftiur a tressailli De joie et d'espérance !

GÉRARD à Lusignan.

Dans mes bras!

LUSIGNAN

Dans les miens !

GÉRARD , avec expression.

Que le ciel soit béni , Quand il daigne en ces lieux m'envoyer un ami!

ENSEMBLE

Salut à cette belle France, Où tous les dc:ix nous avons vu le jour ! Salut , noble pays d'honn^ et de vaillance ! Terre chériejcl^ gloire et d'amour !

, ,,-■- GÉRARD

Vous êtes chevalier ?. ..

LUSIGNAN

Je le suis.

GÉRARD

O mon frère!

LU.SICNAN.

Frères doux fuis : la patrie et l'honneur Nous ont unis sous la même bannière.

GÉRARD

Je l'aurais deviné rien qu'à votre valeur !

LUSIGNAN

I.e ciel , en nous donnant une commune mère, Xous donna , je le vois ..aussi le même cœur.^^i^

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