‹ Recueil d'opérasChapitre 842 sur 1141 · SCÈNE l · texte numérisé non relu

SCÈNE l

LE ROI endormi, LA REINE, UX MÉDECIN vénitien, debout auprès du lit du roi.

LA 'r.KINE, au docleur.

Des docteurs de Venise , ô le plus vénéré, Du sommeil qu'il vous doit la paisible infli '>nce Pour un instant, du moins, a calmé sa souffrance. Retirez- vous, sur lui seule je veillerai!

( Le docteur sort. ) Deux ans passés à peine... et lu froide vieillesse A déjà sur son front répandu la pâleur. Sous un mal inconnu succombe sa faiblesse. Du destin qui l'attend funeste ayant-coureur !

LE ROI , rêvant.

Triste exilé sur la terre élrangore...

LA REINE

Dans son sommeil que dit-il ? quels accents?

LE lîOI, levant.

Gérard ! Gérard ! plus d'espoir sur la terre.

LA IiEi.NE.

iMon Dieu! mon Dieu! c'est son nom que j'entends!...

CANTABILE

Gér.ird, grand Dieu! Gérard !... et c'est lui qui l'ap- Ce nom qui, dans mon cœur, hélas! a retenti [pelle! J'espérais l'oublier. . De ma bouche fidèle, Depuis deux ans , il n'est janriais sotli. Faut-il , scrinonls d'épouse , amour sacré de nièrc , A de nouveaux combats préparer ma douleur? Est-il donc vrai, mon Dieu ! que jamais sur la terre Je ne doive espérer de lasser la rigueur ?

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