‹ Recueil d'opérasChapitre 848 sur 1141 · GÉRARD ET LA REINE · texte numérisé non relu

GÉRARD ET LA REINE

A cet instant suprême.

Par sa voix , c'est Dieu même Qui, d'un juste analhème, Vient frapper sou bourreau.

Son pouvoir le ranime.

Et, pour l'effroi du crime, Arrête la victime Sur le bord du tombeau !

LE ROI

A cet instant suprême , Par ma voix , c'est Dieu mêiue

LA REINE DE CHYPRE

Qui, d'im june anjUnin3.

Vient frapper mon bourreau !

Son pouvoiV me ranime , Et, pour l'effroi du crime, Arrête la victime Sur le bord du tombeau.

MOCKNIOO.

A cet instant suprême On dirait que Dieu même , D'un terrible analhême, Vient frapper son bourreau !

Mais pour l'effroi du crime, La rage en vain l'anime, Je brave la victime Sur le bord du tombeau.

LE IlOI.

Oui, je la défendrai... d'infâmes impostures! Oui , je démasquerai l'abominable auteur ! Et tout son sang versé dans d'horribles tortures K'assouvira pas seul ma trop juste fureur !

MOCÉMGO , au roi.

Frrtppez... Mais croyez-vous, pour un soldat qui

[tombe, Que Veriiseaujourd'liuisipromptem.ïiUsuccombo? . Du sein de nosr vaisseaux , maiires de l'arsenal , La Foudre pour tonner n'attend plus qu'un signal,

(Agitant son écharpe près de la fenêtre.) Le voici !

(On entend aussitôt une f^rle ilétonation au loin. )

LE P.OI, appelant a\ec furt^iir, et montrant Moréiiigo. ... Gardes, qu'on le saisisse !

De toi je douterais , Mon Dieu, si ta jtislice Epargnait ses forfai's.

( D ? gardes paraiîsenl H s'emparent de Mocénigo. LE ROI, LA REINE, GÉRARD.

Guerre ! guerre à Venise !

Frappé de toutes pjirls , Que son pouvoir se brise Au pied de ces remparts.

Que sa chute sanglante , Terrible souvenir, A jamais épouvante Les siècles à venir.

MOCÉNIGO, au milieu d.-s gardé».

Gloire ! gloire à Venise!

Tonnant de toutes parts.

Déjà sa foudre brise Ces impuissants remparts.

Que leur chute sanglante, ^

Terrible souvenir, A jamais épouvante Les siècles à Tenir.

■jt

LA RlilNE.

En cet instant d'alarmes.

Sire, voyez nos larmes ;

GÉRARD, au roi.

Tour vous, un frère d'armes Veut combaitre^àvec moi.

LE ROI , à la reine.

Toi , près d'un fils demeure !

5Si c'est ma dernière heure , Ah ! que du moins je meure En chevalier, en roi! ^

LE ROI , LA REINE , GÉRAft#.

Guerre, guerre à Ve«isc !

Frappé de toutes parts , Que son pouvoir se brjse Au pied de ces remparts.

Que sa chute sang-lante.

Terrible souvenir, A jamais épouvante Les siècles à venir.

MOCÉMGO. .

Gloire! gloire à Venise!

Tonnant de toutes parts.

Déjà sa foudre brise Ces impm'ssanis rOTfiparts.

Que leur chute sanglante, '

Terrible souvenir, A jamais épouvante ;'

Les siècles h venir 1

Pcn !anl l'ensemble, le bruit de la révolle a redoublé dans la ville. Le canon tonne, ^^âpnbour bat. Des lueurs d'incendie éclairent le camnet royal par la croi.sccqui donne sur la phice.

La reine sort vivement, ainsi que Gérard , et le roi. presque mourant, se fait conduire au combat soutenu par ses écuyers.

Mocénigo est emmené par les gardes qui l'entùttrenl.)

DEIXIÈME TABLEAU.

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