SCÈNE IV
MERGY, seul.
AIR
Ce soir j'arrive donc dans celle ville immense Qui m'a ravi tout mon lionheur.
Je sens la crainte et l'espérance Toiir-à-tour agiter mon cœur.
O ma tendre amie!
Je suis près de toi ; Mon ame ravie T'a gardé sa foi.
Malgré le vain délire Des plaisirs de la cour, Tes ycii.\ vont-ils me dire :
J'ai gardé mon amour!
O ma tendre amie !
Je vais te revoir; J'ai souffert la vie Dans ce doux espoir.
LE PRÉ-AUX-CLERCS