‹ Recueil d'opérasChapitre 883 sur 1141 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MARGCERIÏE, COMMINGE.

COMMIXGE, vivement.

Ah! madame, je suis dans l'ivresse! au comble de la joie!... et le roi m'ordonne de venir vous annoncer mon bonheur.

Expliquez-vous .

COMMIXGE.

A peine étions-nous près du roi qu'il a pris la main d'Isabelle, l'a placée dans la mienne, et, s'adressant à M. de Mergy : Monsieur l'ambassadeur, a-t- il dit , cette jeune comtesse ne fiuittera pas notre cour pour aller choisir un époux si loin de nous; je la donne au marquis de Comminge. Allez, portez ma réponse au roi votre maître ; votre mission est terminée.

MARGUERITE

Qu'entends-je!... quoi!... si pou d'ég.irds pour un envoyé du roi, mou époux! et ordonner si brusquement son départ!

COMMINGE, à part, et souriant.

Ah! voilà ce qui la fàchc.

MARGUERITE

Et M. de Mergy est sans doute sorti sur-lechamp?

COMMINGE

Oui , madame ; mais peut-être...

MARGUERITE, vivement, à part.

Ah ! ceci change tout ! il ne pourra venir!

LE PRE-AUX-CLERCS

CO.MMINCE, à part et riant.

Elle se désole.

'.■ MARGUERITE, à part.

Cantarelli n'osera jamais me l'amener!

COMMINGE, en courtisan.

Je vois, madame, que le renvoi de ÎSI. de fileruy vous étonne et vous blesse; mais on pourrait gagner sur l'esprit du roi...

MARGUERITE

Moi?... et que m'importe ? rien ne peut métonner; la reine de Navarre est résijjnée atout. Adieu, monsieui- de Coinminge; retournez au Lui ; le bonheur vous y rappelle; je reste seule, moi;jesuis en disgrâce; je vais lire, écrire, rêver... que sais-je?... j'aime parfois la solitude. Adieu. (Rentrant , et vivement à part. ) Pas un instant à perdre!

Page 1