‹ Recueil d'opérasChapitre 9 sur 1141 · SCENE YI · texte numérisé non relu

SCENE YI

EFFIE, seule.

Grâce au ciel, me voilà seule, et je puis pleurer. Mon Dieu ! moi qui , ce matin , me suis levée si joyeuse, si contente! qui aurait pu me dire... Lui faire bonne mine, à cette femme, oh! non, certainement! ce serait plus fort que moi, et j'aime mieux m'en aller, quitter pour toujours la brasserie. {Âpres un instant de réftcriou.) Eh ! le puisje? comment justifier ce départ? Aux questions dont on m'accablerait, pourrais-je répondre : Je vous quitte, monsieur Robinson, parce que , moi, pauvre orpheline, j'avais rêvé qu'un jour... Et cependant je ne puis pas rester ici !

PREMIER COUPLET

MoDsifur RolÙDSon Est si bon §.irçon .

Si doux , si sincère .' Dans tout le canton.

Il est en renom Pour son caraclère :

Puis, il est si Lien !

Quel air agréable !

Dans tout son maintien Quelle grâce aimable !

El ce tresor-l'a.

Que tant j'apprécie.

Pleurant.

Ah! ab! ah! ah! ah!

Une autre l'aura, Lej^ossédera!

Ab ! ail ! ah! ali! ali Et la pauvre Eibe, Hélas! en mourra !

LE BRASSEUR DE PRESTON

DEUXIÈME COVPLET,

Souvunl je croyais, Pai fois jp pensais Que j'avais su plaire, Et qu'il me prcnilrait.

Qu'il me clioisirait Pour sa ménagère ; Je l'aurais cliéri Comme on ne peut l'être ; Pour faire un mari Le ciel l'a fait naître...

Mais, ce tre'sor-li.

Que tant j'apprécie,

Sangtolant , Ali! ah! ah! ali ! ali !

Une autre l'aura.

Le possédera...

Ah! ah! ah! ah! ah!

Et la pauvre Eflie, Hélas ! en mourra !

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