CAMILLE, RITTA
IlITTA, ouvrant les corbeilles qui sont sur la table. A merveilli'! cela nous donnera le ti'inps tie nous occuper (le la toileite tic la niari(''e.
CAMILLE, s'jsseyant.
On ne voit pas encore la tartane tIe mon père?
KITTA.
Non , madame.
CAMILLE
Comme je vais le gronder de s'être fait attendre! Dépêche-toi donc, lîitta !
RITTA, préparant le voile.
On se perd au milieu de toutes ces helles choses.
CAMILLE
Choisis ce qu'il y a de plus simple.
RITTA
Pour t[iie le seigneur Lugano se fâche? lui qui est si fier de sa fille!... iSon pas, s'il vous plaît; il faut vous résigner à être éblouissante.
CAMILLE
Et à périr d'ennui !
HITTA , arrangeant la coiffure.
Dame! on ne se marie pas tous les jours! c'est un si beau moment ! cette foule qui se presse pour voir la mariée, les cris de joie, le son des cloches... A propos, je ne les ai pas entendues de la matinée 1 Que fait ilonc Dandolo, le sonneur de la paroisse ?
CAMILLE
Ne l'a-t-on pas envoyé à Melazzo chercher le curé?
RITTA
Il devrait être revenu , il est parti à quatre heures du matin; il se sera amusé en route... Ah! bien, lui qui me fait la cour et qui veut remplacer ce pauvre Daniel, s'il n'est pas plus exact que cela, nous ne pourrons pas nous entendre.
CAMILLE, se levant.
Ecoute, voici quelqu'un...
RITTA, regardant au fond.
C'est lui! c'est Dandolo 1... ah! mon Dieu! comme il est pâle !