‹ Recueil d'opérasChapitre 912 sur 1141 · CAMILLE, RITTA · texte numérisé non relu

CAMILLE, RITTA

IlITTA, ouvrant les corbeilles qui sont sur la table. A merveilli'! cela nous donnera le ti'inps tie nous occuper (le la toileite tic la niari(''e.

CAMILLE, s'jsseyant.

On ne voit pas encore la tartane tIe mon père?

KITTA.

Non , madame.

CAMILLE

Comme je vais le gronder de s'être fait attendre! Dépêche-toi donc, lîitta !

RITTA, préparant le voile.

On se perd au milieu de toutes ces helles choses.

CAMILLE

Choisis ce qu'il y a de plus simple.

RITTA

Pour t[iie le seigneur Lugano se fâche? lui qui est si fier de sa fille!... iSon pas, s'il vous plaît; il faut vous résigner à être éblouissante.

CAMILLE

Et à périr d'ennui !

HITTA , arrangeant la coiffure.

Dame! on ne se marie pas tous les jours! c'est un si beau moment ! cette foule qui se presse pour voir la mariée, les cris de joie, le son des cloches... A propos, je ne les ai pas entendues de la matinée 1 Que fait ilonc Dandolo, le sonneur de la paroisse ?

CAMILLE

Ne l'a-t-on pas envoyé à Melazzo chercher le curé?

RITTA

Il devrait être revenu , il est parti à quatre heures du matin; il se sera amusé en route... Ah! bien, lui qui me fait la cour et qui veut remplacer ce pauvre Daniel, s'il n'est pas plus exact que cela, nous ne pourrons pas nous entendre.

CAMILLE, se levant.

Ecoute, voici quelqu'un...

RITTA, regardant au fond.

C'est lui! c'est Dandolo 1... ah! mon Dieu! comme il est pâle !

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