DA>DOLO, CAMILLE, RITTA
OANDOLO, troublé.
Pardon , pardon...
Qui , moi ? vous offenser! non! non!... Epargnez un pauvre garçon!...
CAMILLE
Mais qu'a-i-il donc ?...
Pa uvre garçon .. . réponds-nous donc !.. . Aurait-il jierdu la raison ?
RITTA
Mais qu'as-tu donc?... Maudit poltron !... rèpouds-nous donc !... Aurait-il perdu la raison?
RITTA , avec impatience.
Ah çà , veux-tu bien l'expliquer plus clairemenl ? Pourquoi ne ramènes-lu pas le cure?... réponds vile, ou je te ilonne ton conjjé, et jnin.iis lu ne m'épouseras.
DA^UOLO.
Dieu! matlame Kitta, vous allez me faire commettre quelque imprudence? mais, puisque vous le voulez, ainsi que mademoiselle...
CAMILLE
Eh! mais, sans doute , tu nous fais mourir.
DASDOLO.
Vous saurez que j'avais pris ce matin par le Val-Démoné , pour arriver plus vile; je chantais pour me tenir compagnie, parcequ'i! faisait à peine jour, lorsqu'au détour de la l'iocthe-lSlauche je vois devant moi un {^rand diable (]ui m'arrête brusquement en me disant : Ou vas-tu, imbécile ?...
lilTTA.
C'était un de tes amis ?
DANnOLO.
Je l'ai cru d'abord, et je m'apprêtais à lui nier mon chapeau... mais je me suis mis a trembler si fort, que je n'ai jamais pu le trouver.
RITTA
{'oitron! trembler devant un homme seul!
DA>DOLO
T)u tout; c'est qu'il n'était pas seul... Il avait avec lui un sabre et quatre pistolets.
CA.MILLE
O ciel!
DANDOLO
Où vas-tu? qu'il me répète d'une voix de tonnerre. — Chercher le curé de Meluzzo , que j(; lui réponds de lair le jikis ajjréaljlt; ijue je
peux. — Pour viurier la fiHc du riche Lunano ? tju'il médit : c'est inutile, le curé est inahule , il tl'ira pas.
CAMILLE
Est-il possible?
DAiSDOLO.
Alors, que je reprends, je m'en retourne bien vite, car on m attend au château. — Pour sonner cette fête ? dit-ïl; si tu t'en avises, v'cit ton enterrement que tu auras sonné.
RITTA
Ton enterrement !