‹ Recueil d'opérasChapitre 914 sur 1141 · DA>DOLO, CAMILLE, RITTA · texte numérisé non relu

DA>DOLO, CAMILLE, RITTA

OANDOLO, troublé.

Pardon , pardon...

Qui , moi ? vous offenser! non! non!... Epargnez un pauvre garçon!...

CAMILLE

Mais qu'a-i-il donc ?...

Pa uvre garçon .. . réponds-nous donc !.. . Aurait-il jierdu la raison ?

RITTA

Mais qu'as-tu donc?... Maudit poltron !... rèpouds-nous donc !... Aurait-il perdu la raison?

RITTA , avec impatience.

Ah çà , veux-tu bien l'expliquer plus clairemenl ? Pourquoi ne ramènes-lu pas le cure?... réponds vile, ou je te ilonne ton conjjé, et jnin.iis lu ne m'épouseras.

DA^UOLO.

Dieu! matlame Kitta, vous allez me faire commettre quelque imprudence? mais, puisque vous le voulez, ainsi que mademoiselle...

CAMILLE

Eh! mais, sans doute , tu nous fais mourir.

DASDOLO.

Vous saurez que j'avais pris ce matin par le Val-Démoné , pour arriver plus vile; je chantais pour me tenir compagnie, parcequ'i! faisait à peine jour, lorsqu'au détour de la l'iocthe-lSlauche je vois devant moi un {^rand diable (]ui m'arrête brusquement en me disant : Ou vas-tu, imbécile ?...

lilTTA.

C'était un de tes amis ?

DANnOLO.

Je l'ai cru d'abord, et je m'apprêtais à lui nier mon chapeau... mais je me suis mis a trembler si fort, que je n'ai jamais pu le trouver.

RITTA

{'oitron! trembler devant un homme seul!

DA>DOLO

T)u tout; c'est qu'il n'était pas seul... Il avait avec lui un sabre et quatre pistolets.

CA.MILLE

O ciel!

DANDOLO

Où vas-tu? qu'il me répète d'une voix de tonnerre. — Chercher le curé de Meluzzo , que j(; lui réponds de lair le jikis ajjréaljlt; ijue je

peux. — Pour viurier la fiHc du riche Lunano ? tju'il médit : c'est inutile, le curé est inahule , il tl'ira pas.

CAMILLE

Est-il possible?

DAiSDOLO.

Alors, que je reprends, je m'en retourne bien vite, car on m attend au château. — Pour sonner cette fête ? dit-ïl; si tu t'en avises, v'cit ton enterrement que tu auras sonné.

RITTA

Ton enterrement !

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