‹ Recueil d'opérasChapitre 961 sur 1141 · ZAMPA, LA STATUE · texte numérisé non relu

ZAMPA, LA STATUE

(Musique sombre.) ZAMPA, saisi par la statue.

Camille! (Étonné.) O Dieu! cette main est glacée!... (Avec horreur.) C'est elle!... (Voulant s'en délivrer.) Laisse-moi ! laisse-moi! (Il veut la frapper de son poignard.) Ciel!... Mon poignard se brise sur ce inaibre!... (Se débattant.) Ah !... quel tourment horrible!... Alice ! Alice! pardonne!,.. Ah !... je meurs!...

(La musique a toujours continué. Coup de tonnerre plus violent. Zampa jette un cri terrible, et disparait avec la statue qui s'engloutit au milieu des flammes, tandis que des femmes et des habitants traversent le théâtre en fuyant.)

CHOEUR

O jour affreux !

La terre tremble , V.t l'Etna semble Nous couvrir de ses feux !

[Une partie du palais disparait. On voit au fond, sur le bord de la mer, la statue d'Alice, revenue sur son piédestal et entourée de tous les habitants qui s'agenouillent devant elle. Plus loin , Camille soutenue par Alphonse et environnée de ses femmes groupées sur des rochers. Une barque qui porte Lugano s approche du riva r;e; on entend crier; Mon Père I... Camille !... Le jour revient peu à peu. Camille est à genoux, les mains étendues vers Lugano.)

CHOECP., au pied de la statue d'Alice, reprenant la prière du premier acte.

Ah 1 soyez-nous propice , Bonne .Alice!

Veillez sur nous.

Nous prierous Dieu pour vous.

( Le rideau tombe au moment où Lugano presse Camille et Alphonse dans ses bras.)

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