SCENE I
DANIEL, seul.
Mon Dieu, la clémence me quitte...
Je bénis ton courroux, quand il vient ni'éprouver; "Uais Suzanne!., leurs pas ont devancé ma fuite... Je l'ai perdue, en voulant la sauver!..
Le parjure et la haine,
Dans leurs complots jaloux.
D'une apparence vaine
Sont armés contre nous.
Où trouver un refuge
Contre tous nos malheurs?..
Mon Dieu, sois notre juge,
Toi qui lis dans nos cœurs !
rtme voilà captif... pauvre enfant d'Israël... ?vies yeux ue verront plus la lumière du ciel !..
AMMt,
Adieu, douce Chaldée,
Terre accordée
A nosdouleurs!
Oui, pour moi tout s'efface...
Adieu l'espace.
Adieu les fleurs.
rensée amèrel
Et vous, ma mère.
Combien de fois Ma voix, que l'on arrête,
Sera muette
A votre voix!..
A l'ombre du palmier,
Adieu la source,
Où, dans ma course, Je venais tout oublier.
Mon troupeau tremble,
11 se rassemble,
11 cherche, il tremble...
Mais, vœux superflus!
Agneau timide,
Ilélas! ton guide
Xe viendra plus!..
Ah!..
Adieu , sur la terre.
Ma sœur, ma mère,
Yous que j'aimais...
Adieu, tourment extrême!
Tout ce que j'aime.
Et pour jamais!..
Et Joakim... mon noble maître...
Lui qui m'attend... qui m'accuse peut-être!.. Mon âme va plier Sous ma douleur extrême...
Hélas! je n'ai plus même La force de prier...
(Il toiube, abattu, sur U banc Ji jiiti
La fatigue m'accable.
Et le repos me fuit...
Doit-on pleurer, la nuit.
Quand on n'est pas coupable?..
Sommeil, baume des cieux, Dissipe mes alarmes; Pour suspendre mes larmes, Ferme un instant, mes yeux. . .
(Sa ïoix s'aiïaiblit,
Suzanne... Suzanne... pardonne...
Ah!., l'espérance... m'abandonne...
(It sciitlorl. J Des nuages enveloppent la scène.
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