ACTE DE DESIR AVANT LA COMMUNION
Sur l'air: Ecoutez les yaix lementables,
Venez, 6 le Dieu de mon ame!
Pourquoi tardez-vous si long-tems A rendre mes désirs contens,
Par la douceur de votre flamme ?
O mon Jésus! à doux Sauveur !
Venez et régnez dans mon cœur.
Le bonheur de votre présence | DE Fait mon plus doux contentement :
REMISE Et ce m’est un rude tourment
De souffrir long-tems votre absence.
O mon Jésus! &c.
|| Hitez-vous, Seigneur, de me rendre | Les doux attraits de votre amour; | Pressez votre aimable retour ; Venez, mon Dieu, sans plus attendre.
O mon Jésus ! &ec.
Quoique le monde me présente De biens, de plaisirs, et d'honneur; Hélas! vous le savez, Seigneur, Rien hors de vous ne me contente.
O mon Jésus! &e,
Vous êtes la vie, et la voie Qui conduit au parfait bonheur; { * nourroit-on, sans vous, Seigneur !
:,«uiver une solide joie?
O mon Jésus! &c.
Jésus! mon bonheur véritable, bles, Remplissez mes justes désirs; Ecoutez mes tendres soupirs, Que je me place à votre table !
« d O mon Jésus! &c.
) pas | ACTE POUR LA COMMUNION. , Sur l'air: Cebas séjour, |, he ‘% Divin Jésus, mon Sauveur adorable, * |
\u sacrement je vous renferme en moi;
C’est votre corps, votre sang véritable:
Et rien ne peut me ravir cette foi.
Je reconnois, Ô grand Dieu ! ma misère:
Vous êtes tous, et moi je ne suis rien :
Je vous adore en ce divin mystère.
Où vous offrez la source de tout bien,
Dieu de mon cœur, hélas! est-il possible Que je vous aie offensé tant de fois ?
J'en ai, Seigneur, un regret très-sensible, Plutôt mourir que d'enfreindre vos lois.
Dieu de bonté, fuites que je vous aime,
Que je réponde à cet amour sacré.
Par pur amour vous vous donnez vous-même:
Que de ce feu mon cœur soit pénétré. Il
Un cerf lassé, dans une soif pressante, | Cherche les eaux avec empressément, Ci Divin Sauveur! mon ame languissante
Vers vous soupire encore plus ardemment,
Jan | | Xe | ACTION DE GRACES APRES. LA COMMUNIOY: (sh e O que je suis heureux ! | J'ai trouvé cului que j'aime: ] .Q que je suis heureux!
‘he tiens le roi des cieux. C l'est présent dans moi-même, Ec
Quoiqu'il se cache à mes yeux,
Je tiens celui que j'aime:
O que je suis heureux!
e: D'où me vient ce bonheur ?
Quoi! mon Dieu me rend visite !
D'où me vient ce bonheur ?
D'où me vient cet honneur ?
Dieu chez moi qui ne mérite
ble Que d’éprouver sa rigueur | Mon Dieu me rend visite ; ble, D'où me vient ce bonheur ?
Cieux, qu’avez-vous de plus?.
e, J'ai vos biens et votre gloire.
Cieux ! qu’avez-vous de plus ?
1s-même : J'ai tout en mon Jésus.
Il est vrai qu’il me faut croire, Et qu’il cache ses vertus :
Mais j'ai toute sa gloire;
Cieux! qu’avez-vous de plus ?
ment. Embrasez-vous, mon cœur!
J'ai mon Dieu dans ma poitrine:
Embrasez-vous, mon cœur, D'amour pour mon Sauveur, UNION. En sa présence divine, Je me fonds tout en douceur.
Un Dieu dans ma poitrine | Embrasez-vous, mon cœur,
Silence, tous me sens | Ecoutez le divin maître:
Silence, tous mes sens,
Ses oracles sont grands.
Devant lui tâchez tous d’être Comme morts, sans mouvemens :
‘ Ah! parlez, divin maître La Silence, tous mes sens.
Je n’ai point de retour,
O Jésus! pour cette grâce ; Je n’ai point de retour Digne de votre amour.
Faites que tout, en ma place,
Vous bénisse nuit et jour.
Pour cette insigne grâce
Je n’ai point de retour.
Guérissez mes péchés, Médecin très-charitable; Guérissez mes péchés, Coupez et retranchez.
Sans vous, je suis incurable ; Car mes maux sont trop cachés.
Médecin charitable, Guérissez mes péchés.
Régner, Ô doux Jésus! ; Dans mon âme et mes puissances ; Régnez, Ô doux Jésus!
Je ne résiste plus.
Pardonnez-moi mes offences, J'en suis contrit et confus; Dans toutes mes puissances, Régnez, Ô doux Jésus !
MR + ne
MEME SUJET
Sur l'air: Des pélerins de St. Jacques. k |
Repos nos vœux et nos louanges A l’immortel.
L'homme est nourri du pain des anges, A son autel.
Que ce pain est délicieux !
Chantons sans cesse,
Vive Jésus, le roi des cieux,
Qui jusqu’à nous s’abaisse !
Mortels, ne portons plus d’envie Aux bienheureux ;
Ici nous possédons la vie, |
Aussi bien qu’eux.
Que ce pain, &c. |
D 2 6 pt 5
D'où me vient, à bonté suprème!
Ce grand bonheur? :
Quoi! vous nourrissez de vousimême Un vil pécheur !
Que ce pain, &c.
ve
La brebis prend pour nourriture Son vrai pasteur ; Le ciel repaît la créature, Du Créateur.
Que ce pain, &e.
Fa
Bénis donc sans cesse, Ô mon ame !
Ce Dieu charmant.
Pour toi le beau feu qui l’enflamme Est consumant.
Que ce pain, &c.
Que peut-il faire davantage, En ce grand jour, ‘ Que de ce donner pour le gage De son amour ?
Que ce pain, &ec.
MEME SUJET
f: EL n’est rien de si délectable [2 Que de s'approcher de cette-table . Où Jésus fait son festin,
Dont lui-même est le mets divin. Il de Par À manger son corps véritable, Sur |
; Le cœur pur'trouve.un goût ineffable ; TA . Dans ce céleste banquet,
Il nous offre un bonheur parfait. Pour ENT C'est Je le sais par expérience; de ne
.”.ajourd’hui, sa divine présence A tout inondé mon cœur.
De la plus charmante douceur. LeI re Plus on prend cette nourriture, Hé
Plus la vertu croît et devient pure.
Ah! recevons donc souvent Cet adorable sacrement,
MEME SUJET
Sur l'air: Bénissez le Seigneur suprême.
Que de faveurs pour un coupable !
Jésus s’immole sur l’autel ; Il appelle un ingrat mortel
A sa divine table.
Ah! que sa tendresse est extrème!
Qu'elle surpasse tous nos vœux!
Un Dieu, pour rendre l’homme heureux, Veut se donner lui-même, |
Il devient notre nourriture,
Par un excès de son amour,
Sur la terre il fait son séjour Avec sa créature.
Pour me soumettre à ce mystère,
C’est à la foi que j’ai recours;
Je ne vois que par son secours. :
C’est elle qui m’éclaire,
Le Dieu qui lance le tonnerre, ; Aujourd'hui daigne entrer chez-moi: »
Hélas ! que suis-je aux yeux du Roi eu
Du ciel et de la terre ? . MU
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Mon espoir ne sauroit s’éteindre ;
Votre amour vient le ranimer.
Seigneur! quand vous duignez m'aimer, Quels maux pourrois-je craindre ?
A tant de biens comment répondre ?
Par quel honneur, par quels acceus ?
Mes respects sont trop impuissans ; Tout sert à me confondre.
Eternisez-dans ma mémaire,
Le bien que me fait votre amour; Fr Et faites que je puisse, un jour, Vous béuir dans sa gloire.
Sur l'air : Mon bien aimé ne paraît pas encore.
D roi des rois je suis le tabernacle, Quoi! de mon ame un Dieu devient l'époux!
Charmant spectacle !
Espoir trop doux !
Rendez, grand Dieu! mon cœur digne de vous :
Vous seul pouvez opérer ce miracle.
Je m'’attendris sans troubles et sans alarmes; Amour divin, je ressens tes langueurs.
Heureuses larmes !
Aimables pleurs ! : Ah! que mon cœur y trouve de douceurs !
Tous vos plaisirs mondains ont moins de charmes. ‘
Prenez Ce cœur
Triste!
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tristes penchans, malheureux fruits du crime ! C'est vous qu’il veut que j’immole à son choix;
Ce Dieu m’anime, Suivons ses lois :
Parlez, Seigneur, j'écoute votre voix ; Mon cœur est prèt, nommez-lui la victime.
Le pain des forts soutiendra mon courage ;
Venez, démons, de mon bonheur jaloux :
Que votre rage | Vous arme tous ;
Je ne crains point vos plus tr:ribles coups,
De ma victoire un Dieu devient le gage.
Il me remplit d’une douce espérance, Qui doit me suivre au-delà du trépas, Si sa puissance Soutient mon bras:
C'est peu pour lui d’animer mes combats.
Il veut encore être ma récompense.
Pour un pécheur que sa tendresse est grande !
Qu'elle mérite uu généreux retour !
Dieu ! quelle offrande
Pour tant d’amour ?
Prenez mon cœur, je vous l'offre en ce jour.
Ce cœur suffit; c’est tout ce qu’il demande. .
MEME SUJET
O raveur inestimable ÿ De Jésus parfait amant !
TU LS | pin k | IRL 250
Lui-mème, à la sainte table, Veut être notre aliment.
Ah! qu’il est tendre Ce cher époux | D'aimer ses attraits peut-on se défendre ?
D’aimer ses attraits si charmans si doux!
Il se donne sans partage A l'homme ingrat et pécheur ; se pourroit-il davantage, Pour a quner tout notre cœur?
qu’il est tendre, &c.
Il veut s’unir à nos ames,
Pour les élever aux cieux ;
Nous consumant dans ses flammes, 11 nous transforme en des dieux.
Ah! qu’il est tendre, &c. Il prévi Pour cômbler ce grand ouvrage Je De son amour pur et vif, Et IL prend sur lui l'esclavage, M
Il se fait notre captif.
Ab! qu’il est tendre, en.
Tous 1
- Cherchons dans ce pain de vie, Ils * Nôtreforce et notre appui ; M De son Dieu l’ame nourrie |?
Nec doit vivre que pour lui.
‘Ah! qu’il est tendre, &e.
ha . one CR ont im | OR D co US “ D on S Pre 7 +* Lib si . :
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