QUANT ON DOIT COMMUNIER
Est-il donc possibl eque j’aie le bonheur de recevoir celui que les cieux les plus élevés ne peuvent comprendre; ce verbe que le anges désirent de voir, et qu’ils ne regardent qu'avec tremblement; ce maître souverain, dans lequel la plénitude de la divinité réside? Oui, c’est lui-même, qui, sous ces faibles apparences, veut bien se donner à moi. Je n’en doute point; sa parole me rassure contre le témoignage de mes sens.
Mais, Seigneur, plus j’en suis convaincu,
> . plus ma surprise redouble. Quoi! un ver de "terre, un pécheur, un néant tant de fois re-
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belle osera s'approcher du Dieu saint, se nourrir du pain des anges, recevoir au-dedans de lui le roi de gloire et de majesté! Ak:!. Seigneur, je n’en suis pas digne; et je rl ris toute ma vie comme le publicain, à la porte du temple, si vous n’invitiez ceux qui sont dans le trouble et dans la peine, à venir à vous, età manger votre divine chair pour y trouver la vie.
ais, hélas! Seigneur, combien d’autres. y.
ont trouvé la mort{ Ne permettez pas que je sois de ce malheureux nombre. Je déteste de nouveau tous me péchés. Ranimez mon espérance qui chancelle à la vue des misères passées. Quoique déjà lavé dans les eaux de | la pénitence, je vous conjure avec un roi humilié, de me laver de plus en plus. Créez en moi un cœur nouveau, et renouvelez jusqu’au fond de mes entrailles cet esprit de droituré et 4 d'innocence qui trouve toujours grâce devant AB vous. |
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