LES COMMANDEMENS DE DIEU
Sur l'air: Des folies d’Espagne.
Avore un Dieu qui seul est adorable, Songe à lui pre à l’aimer nuit et jour :
De tous les biens il est le seul aimable ;
Aime-le donc du plus parfait amour.
Tu pourras bien, pour cause légitime,
Du Créateur attester le saint nom;
Mais c’est charger ton ame d’un trop grand crime
Que, de jurer à faux, ou sans raison.
Que le dimanche, aucune œuvre servile N'occupe un tems que tu dois au Seigneur ; Mais tout le jour, à ses ordres docile,
Pour le servir redouble ta ferveur
Afin que tout ici bas te prospère,
Et que le ciel t’accorde son secours, + “* Respecte, écoute, assiste père et mère ; Cest le moyen de prolonger tes jours.
Fuis l’homicide ; évite la vengeance; N'écoute point une aveugle fureur ;
on ne peut se venger d’une offense Sans ss oi les droits d’un Dieu verñgeur.
Des feux impurs qu’allume la luxure, Défends ton cœur, et jamais n’y consens :
Mais le corps chaste et l’ame toujours pure, Préserve-toi du désordre des sens.
Envers autrui sois en tout équitable, Contre son gré ne lui prends jamais rien; D'un crime égal on est encore coupable En retenant injustement son bien.
h Si l’on t’oblige à rendre témoignaÿe, Fais le toujours avec sincérité,
Et que jamais nul motif ne t’'engage A dire rien contre la vérité.
Non seulement le Seigneur te commande De t’abstenir d’un coupable plaisir;
Pour être chaste autant qu’il le demande, Reprime encore jusqu’au moindre désir.
Dieu veut aussi que ton ame s’abstienne De convoiter le bien de ton prochain; + Le désir même est sujet à la peine
4 Dont il punit un injuste larcin.