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Sur l'air : Prends, ma Philis, prends ton verre,
RÉ A D Mm = —
Cuer enfant qui vient de naître, Ah! que ton amour est doux!
Tu peux nous punir en maître, FA Et tu viens mourir pour nous. fn.
2: En toi seul le moude espère ; | C’est pour nous que de ton père Tu ressens tout le courroux.
Cher enfant, &e.
[sI--KcE rer Re
Ah! que ta propre justice Pour toi s'arme.de rigueur !
Elle frappe un Dieu prapice, Pour servir un Dieu#engeur. fa.
Pour avoir trep:de clémence, :
«æ Tu ressens. trop. de-vengeance :
N. Ton amour punit ton:@tsur:
" Ab! que, &c :*
11 n’est point de.créature
Qui ne s’agme contre toi;
On diroït que la nature
Méeonnoît son divin roi. fin.
C’est tonipère qui l'anime .:
A punir de‘hotre crime L'auteurmêème de la loi.
Il n’est point, &c.
Malgré ta toute-puissance,
Tu gémis dans un berceau;
Tu ne reçois la naissancé
Que pour rentrer au tombeau. ? ja.
Ah! faut-il que la mort même, Contre son maître suprème,
Usurpe un droit si nouveau ?
Malgr é, &c. LA
Ton amour est ineffable:
Nous devons, à notre tour, re O Dieu tout bon, tout aimable - Expirer pour toi d'amour. Jar
Fais qué:tés divines fl Brûlent, dévorent nos- Et s’augmentent chaqté
Dore
Plus belle qüe 1è plus beau jour! “ *:
Des célestes doüteurs secrète co te!
Cest à toi que l’on doit ce mystère d'amour.
Un Dieu naît sous tes voiles sombres; tontente tous nos désirs. . | Hé! hélas ! que tes charmantes ombres Vout a no cœurs épargner depupirs?- -
CA
Dans cetté/nuit, j'entends les anges
Qui forment les plus doux concerts :
Ils chantent, ces esprits, les célestes louanges De leur Dieu fait enfant pour sauver l’univers. Aux bergers, ar leur ministère,
Ce bien ineffable est appris.
Hélas ! helas! de ce divin mystère,
Un monde entier ne connoît pas le prix.
D'un Dieu naissant, qui l’eût pu croire ?
La crèche devient le berceuu ;
L’étable est le palais qui renferme la gloire
Du puissant roi des cieux: quel prodige nouveau!
Cet enfant simmole lui-même
Pour mures hommes pécheurs.
Va lui r de mortelles douleurs !
Hélas ! F au | que son amour extrême use
Dans #os païsibles hagieaux ?
Quels doux'#ons, quelle voix tendre, Font retentif nos côteaux ?
Ah bergers, c’est votre maître .
Quai descend du haut des cieux,
Et danstée séjour champètre,
Vient se montrer à vos yeux.
Mortels, l’eussiez-vous pu croire, Que ce Dieu de majesté,
louanges l'univers.
prix.
ire ?
res
Qui remplit tout de sa gloire, Voilât sa divinité ;
Et, victime de son père,
Qu'il déposät ses grandeurs, Et vint habiter la terre
Avec les hommes pécheurs ?
Quels concerts, &c.
Trop malheureux victime
Du démon et de la mort, L'homme, dechu par son crime, Gémit sur son triste sort.
Ah! Seigneur ! dont la puissance, Prit plaisir à le former,
Montre-lui que ta clémence
Peut aussi le racheter.
Souviens-tol qu’à ton image Tu formas ses traits divins ; *« Que c’est le plus bel ouvrage Qui soit sorti de tes mains.
Si les taches des ses vices Défigurent lé"tombeau,
Sur l'objet de tes délices Viens repasser le pinceau.
Trop malheureux, &e.
En vain mon ame timide
Ne l’approche qu’en tremblant ; Un céleste espoir me guide Aux pieds de ce tendre enfant, Quand par son amour extrème
Il comble tous mes désirsÿ: ! <<,"
ait CT
Puis-je craindre, si je l’aime, Qu'il rejette mes soupirs ?
C’en est fait, ma crainte expire, Mon Jésus sèche mes pleurs ;
Et du beau feu qu’il m’inspire, Je sens déjà les ardeurs.
De cet enfant adorable,
Les charmes victorieux, Triomphent d’un cœur coupable, | Qui trouve grâce à ses yeux.
LE. En vain mon ame, &c.
Sur Pair: Charmante Gabrielle.
Bec astre que j'adore, Soleil; qui luis pour moi, C’est toi seul que j’implore ; Je veux n’aimer que toi.
C’est ma plus grande envie, Dans ce beau jotr, Où je ne dois la vie Qu’à ton amour.
Du fond de cette crèche, Où tu te laisses voir, Ton amour ne me prèche Qu’un si tendre devoir.
C'est, &ec.
C’est pour sauver mon ame Que tu descends des cieux.
De ta divine flamme Que je brûle en ces lieux.
C'est, &c.
Du monde qui me presse,
Je ne suis plus charmé ;
Je veux t’aimer sans cesse,
Comme tu m'as aimé. p C'est, &c.
Sorti de l’esclavage Par ta pure bonté ; Je te veux, en hommage, Offrir ma liberté.
C’est, &ec.
Ton nom de ma mémoire
Ne sortira jamais ;
Je chanterai ta gloire .
Et tes divins bienfaits.
C’est, &c.
XI, Sur l'air: Loin du bruit des armes.
J Esus, notre maître Pour nous vient de naître.
Dans ces humbles lieux ; Que notre allégresse, Que notre tendresse.
Eclate à ses yeux.
Ce maître adorable D'un bonheur durable
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Comble tous nos vœux.
Ce Dieu, notre père,
Vient rendre à la terre Le bonheur des cieux.
O jour plein de charmes, Tu taris nos larmes,
Tu brises nos fers !
Nous sortons des chaînes, Tes fureurs sont vaines, Tyran des enfers !
Ce Dieu qui nous aime, S'immole lui-même
Pour tous {es pécheurs ; Il se rend victime Du funeste crime Qui fit nos malheurs.
Honneur, amour, gloire, Triomphe, victoire,
Au plus grand des rois:
Chantons ses louanges, Aux concerts des anges Unissons nos voix.
Jésus notre maître, Pour nous vient de naître, Dans ces humbles lieux :
Que notre allégresse,
Que notre tendresse Eclate à‘ses yeux.
Sur l'air: Charmante Gabrielle.
Bec astre, dont j'adore L'éciat dans un berceau ; Soleil, qui tout redore D'un lustre tout nouveau, Renouvelle mon ame, Dans ce beau jour, De la plus belle flamme De ton amour.
Ce soleil de justice,
C’est vous, divin enfant ;
Cet astre si propice,
C’est vous-même naissant ;
Brûlez nos cœurs des flammes De vos ardeurs,
Et brillez sur nos ames Par vos splendeurs.
Le monde avec ses charmes N’a plus. de quoi charmer Vos attraits sont des armes Qui doivent désarmer.
Votre amour est si tendre, O doux Sauveur !
Que tout cœur doit se rendre À sa douceur.
Votre éclat adiirable, Qui brille au haut des cieux, Semble encore plus aimable,
ue survenu MESA VUS |
Par ! |
Naiïssant en ces bas lieux,
Plus vos grandeurs s’abaissent Pour des mortels,
Plus il faut qu’ils vous dressent
De saints autels.
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Nuir pleine de douceur, Où tout charme et contente, Ah ! tu ravis mon cœur; Nuit claire, nuit brillante, Où tout le monde chante L’excès de mon bonheur,
C’est lui-mème, c’est mon maître, C’est mon Dieu qui va paroître.
Pressez-vous, hâtez-vous, tendres Zéphirs,
Portez-lui mes soupirs.
Pressez-vous, hâtez-vous, tendres Zéphirs, Portez-lui mes désirs.
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Voze, amour divin, Descend du séjour de ta gloire ; Vole... 000606000000 viens H Nos cœurs soumis te cèdent la victoire; Viens te rendre aux vœux Des mortels malheureux. fin.
Nous bornons toute notre espérance Au premier instant de ta naissance.
Oui, ta puissance, Ta seule présence,
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Brisera les fers De l’univers.
Vole, amour divin, &e.
Rends-toi sensibie à nos peines, Viens brser nos chaînes, Dieu d'amour!
Tes promesses seroient vaines Si tu différois de quitter ta cour.
Vole, amour divin, &ec.
Calmons nos craintes; Finissons nos plaintes ; Que nos soupirs
re, Se changent en plaisirs;
. Que la tristesse
phirs, Fasse place à l’allégresse:
Pour notre bonheur,
éphirs, Nous avons un Sauveur,
Vole, amour divin, &c.
Pour nous sauver tous, Semblable à nous Il vient de naître; Tel qu’un tendre enfant Vous trouverez le Tout-puissant ; re; Que chacun s’empresse De lui marquer sa tendresse ; Et que notre amour Augmente pour lui chaque jour; ole, amour divin, &c.
Sur ir: Or nous dites, Maries ou, Ah! que la chasse et belle.
Sous les pas du Messie, O cieux ! abaïssez-vous:; Pour rous rendre la vie, Il descend jusqu’à nous :
Déjà les chœurs des anges, Par leurs divins concerts, De ses justes louanges Font retentir les airs.
Grands, qu’un faux éclat trompe, Habitez des palais; en la pourpre avec pompe
ous couvre sous le daïis :
La grandeur véritable N'a pas de tel besoin ; Jésus dans une étable, Est couché sur du foin.
C’est lui dont la parole A produit l’univers ;
Par lui la foudre vole ; ‘Il commande aux éclairs:
Il prend notre nature, Pour donner, Ô bonté!
Part à sa créature,
De sa divinité.
Par sa grâce féconde, Les vertus vont fleurir,
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Et d’une paix profonde Les trésors vont s’ouvrir.
Une nouvelle terre, Avec de nouveaux cieux, Seront un sanctuaire
Où tous vivront heureux.
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Bénis, bénis, mon ame !
Cet aimable Sauveur ; Qu’une éternelle flamme Pour lui brûle en mon cœur: Que tout, en moi, publie Ses immenses bienfaits ; ” | . Que plutôt je m’oublie ” Que d’y manquer jamais.
Sur l'air: Une fleur que l'on transplante.
Que les chants de la victoire Retentissent dans les airs; Que d’un Dieu Sauveur la gloire Soit l’objet de nos concerts. :
Du ciel la juste colère
Cède à son divin amour :
Le fils unique du père
Se fait homme dans ce jour.
Saints Prophètes, vos oracles S’expliquent dans ce moment:
Par fe plus grand des miracles” Le Fils de Dieu naïît enfant.
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Nuit froide, silencieuse,
: Tu vois naître le Sauveur ;
Cesse d’être ténébreuse, Et modère ta rigueur.
Sur son trône, anges fidèles, Vous l’adoriez en tremblant ; Mais couvrez-le de vos ailes, Ah ! il tremble! il est souffrant!
Il ne lance plus la foudre, Bergers, venez l’adorer ;
11 peut tout réduire en poudre, Mais vous le verrez pleurer.
Vous livrez votre fils même, Votre fils égal à vous ; Eternel, puissant, suprème, Il nait, il mourra pour nous.
O grand Dieu! votre justice L’immole pour nous sauver.
Pécheur ingrat, ta malice Pourra-t-elle résister ?
Mais l’avenir se dévoile ;
- La terre émue a tremblé.
Le soleil pâlit, le voile
.. Du temple s’est divisé.
Ton fils, Ô Vierge éplorée !
Expire pour le pécheur ; Et tun ame est transpercée Par un glaive de douleur.
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