‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 157 sur 237 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

ZXXVIITI.

DIALOGUE ENTRE UN ANGE ET UN BERGER. , Sur l'air: De Jaconde.

L'ange.

Venez, pasteurs, accourez tous, Laissez vos paturages ; Un nouveau roi naît parmi vous, Rendez-lui vos hommages; s: | N'oubliez point vos chalumeaux Ni vos douces musettes; Faites des airs les plus nouveaux Retentir ces retraites, 29 »

Les bergers.

Ah! quel éclat frappe mes yeux, Malgré la nuit profonde!

Sans doute c’est le roi des cieux Qui vient de raître au monde.

Je sens déjà dans mon esprit La grâce qui m’éclaire; Et sa lumière me suffit Pour un si grand mystère.

L'ange.

Viens donc, berger, ne tarde pas.

De lui montrer ton zèle ;

On ne peut trop hâter ses pas Quand un Dieu nous appelle.

Cours éveiller tout le hameau, Et que chacun s’empresse

De venir voir dans le berceau Ce Dieu plein de tendresse:

Les bergers à la créche.

.… Divin enfant, céleste roi, # Accepte nos hommages ; Et de l’ardeur de notre foi = Prends ces tributs pour gages :

Aux pieds de ten sacré berceau Un tendre amour nous jette; Fais naître en nous un cœur nouveau, Une flamme parfaite.

‘Nous ne faisons point de jaloux Dans le rang où nous sommes ;

ET

À peine parle-t-on de nous armi les autres hommes:

Mais puisqu’enfin c’est dans nos bois Que tu reçois la vie, A l’avenir les plus grands rois Nous porteront envie.

Tu fais bien voir en rejetant Le monde et ses richesses, Que l’on ne peut qu’en t’imitant Mériter tes largesses:

Que tout ce qui pra les yeux, e Cette vaine opulence, N'est pas un bien si précieux Qu'’une sainte indulgence.

Par tes sanglots, par tes soupirs, Tu fais encor connoître

Que ce n’est pas pour les plaisirs Qu'’ici bas l’on doit naître ;

Qu'’avec soin, dans ces tristes lieux, Il faut qu’on te contemple ;

Que pour nous élever aux cieux, Toi seul nous sers d'exemple.

s: XXIX. Sur l'air: Une jeune pucelle d’un noble cœur.

juveau, Gran» Dieu, qui viens de naître Pour mon bonheur!

Pourrois-je reconnaître Cette faveur ?

J’étois perdu,

Sans ta grâce infinie ; Je te donne ma vie, C’est un bien qui t'est dû.

Seigneur ! d’un œil propice, Vois désormais Le juste sacrifice

Que je t’en fais ;

C'est une loi Que je suis prêt de suivre ; C’est toi qui me fais vivre, Je dois mourir pour toi.

Si ton amour t’abaisse Jusques à moi ; J'irai par ma tendresse usques à toi:

Ab ! pour prouver Le beau feu qui m’enflamme, Jusqu'au Dieu de mon ame Je prétends m'élever.

éché funeste

ut mon vainqueur,

Grand Dieu! je le déteste De tout mon cœur.

Je fais serment

De n’être plus rebelle ;

Je te serai fidèle

Jusqu’au dernier moment.

Si le

Sur l'air: Venez, divin Messie.

Bercers, aux airs des anges Accordez vos doux chalumeaux; Que d'un Dieu les louanges Remplissent nos hameaux. fin.

Aimable enfant! pourquoi ces pleurs ?

Tu viens gémir pour les pécheurs, Tes maux terminent nos douleurs.

Chargé de notre offense, Tu calmes le courroux des cieux :

La paix, par ta naissar:e, Va régner en tous lieux.

Bergers, &e.

Tu nous voyois prèts à périr; Pour nous sauver tu viens souffrir, Par ta mort tu viens nous guérir.

A l’ardeur qui te presie Joignons de généreux efforts :

t que de ta tendresse Tout suive tes transports.

Bergers, &c.

D’un Dieu naissant la charité A l’homme as'il a racheté, Rend drcit à l’immortalité.

Sous son heureux empire Vivons fidèles à jamais ; Que chacun ne soupire

Qu’après ses doux attraits.

Bergers, &c.

Enfin pour nous le soleil luit,

Il chasse l’ombre de la nuit,

Au vrai bonheur il nous conduit; Entrant dans sa carrière,

Partout il répand ses splendeurs; Son ardente lumière Enflamme tous les cœurs.

Bergers, &c.

Sur l'air noté datis le 4e. partie du cantique de St. * Sulpice, page 142,

Cuanrez, mortels, votre bonheur, Chantez, vous avez un Sauveur. fin.

Le ciel enfin tarit vos larmes ;

Il ést sensible à vos malheurs ; Il va terminer vos alarmes, Et rendre la vie aux pécheurs.

Chantez, &c.

Chantez, mortels, &c.

Pour être d’un accès facile, Il cache sa divinité ;

Pour trône, il chosit un asile Dans le sein de la pauvreté.

Chantez, &ec.

Chantez, mortels, &e.

Allez à ce Sauveur aimable,

ne de St.

heur,

Jin.

Cherchez-le d’esvrit et de cœur :

Il n’est point de bien véritable

Pour qui s'éloigne du Seigneur.

Chantez &ec.

Chantez, mortels &c.

Mais en célébrant sa naissance, Pour plaire à ce Dieu de bonté, Des bergers ayez l’innocence, Leur zèle et leur simplicité.

Chantez, &c.

Sur Pair: C’est la fille à Simonette; Ou, on dit que le mariage.

À ccourons tous à la crèche, Portons nos yeux sur Jésus; Déjà, sans parler, il prèche

La pratique des vertus:

Bienheureux l’œil qui contemple L'état du Sauveur naissant! :

O que pour nous son exemple Est instructif et pressant,

Quelle merveille inaffabie !

L’Eternel, le Tout-puissant, Est couché dans ue étable, Sous la forme d’un enfant, Mais si cet auguste maître Nous cache sa majesté; Ah! qu’il nous fait bien connoître Son immense charité! ;

et

… a 1 NU té }

times ton

Trop souvent pour nous le crime Avoit été plein d’appas; - Un amour plus légitime Va conduire tous nus pas.

Revenez, belle innocence, Descendez encor des cieux ; Qu’a votre aimable puissance Le péché cède en tous lieux.

Le Dieu verbe, dans l’enfance, De l’orgueil doit nous guérir; Le Dieu saint, dans la souffrance, Doit nous apprendre à souffrir; En voyant dans un étable

Jaître notre Rédempteur, Que de tout bien périssable L'homme détache son cœur.

Saint enfant, divin Messie, Verbe fait homme pour nous !

Vous nous apportez la vie,

Ah! que ferons-nous pour vous?

A vous seul, maître adorable, Nous nous donnons en ce jour; Vous ferez, Sauveur aimable, Tout l’objet de notre amour.

Sr l'air noté dans les cantiques de St, Sulpice, lère.

Page 1