POUR LA RESURRECTION DE J. C
Sur les différens airs du système.
Cssse tes concerts funèbres, Le jour qu’attendoit ta foi,
Du sombre sein des ténèbres, O Sion ! paroït pour toi;
Ton Dieu, maître des miracles, Par un prodige nouveau,
Pour accomplir ses dracles, Sort vainqueur de son tombeau.
Allez, apôtres timides,
De Jésus ressuscité,
Devant ses juges perfides,
Prècher la divinité.
Park:z—Qu’aujourd’hui les traitres Apprennent en frémissant,
Que le Dieu de leurs ancêtres
Est le seul Dieu tout-puissant.
Sa gloire étoit moins brillante Et jetoit bien moins d’effroi,
‘ Sur la montagne brülante
Où se main grava la loi;
La victoire le couronne;
La croix devance ses pas ; :
D'un bras vengeur, à son trône
11 enchañfe le trépas.
Je Ce
Ss
au.
raîtres
Dne
Qui rend le fils à son père, A la terre son Sauveur ?
Non; de ses mains invincibles,
Lui-mème, et sans nul effott,
Brise les portes terribles De l'enfer et de la mort.
En vain peuple déicidée,
Tu fais sceller son tombeau ;
De ta prudence stupide
11 triomphe, et de ton sceau.
Etendu sur la’ poussière,
Ton satellite cruel
Attend qu’un coup de tonnerre L’écrase et venge le ciel.
Rentrez enfin dans vous-mêmes,
Cœurs barbares et jaloux ;
Craignez les rigueurs extrèmes
D'un juge armé contre vous.
Changez; tout pécheur qui change, Sans retour n’est pas proscrit ;
Ce Dieu juste qui se venge;
Est un Dieu qui s’attendrit.
Loin de consommer ton crime Par l’horreur du désespoir, Gémis, ingrate Solyme ; * Un soupir peut l’émouvoir. | Bien plus doux qu’il n’est à craindre,
Pécheurs, s’il tonne sur vous,
Une larme peut éteindre.
Tous les feux de son: ju
Doutez-vous de sa tendresse ?
Il vous a donné son cœur ;
Il vous invite, il vous presse D'avoir part à son bonheur.
Volez, hâtez-vous de suivre.
Votre guide, votre appuis, :
Mais sachez qu’il faut revivre, Pour triompher avec lui, .
s reprends SC eus ss
Sur les mêmes airs.
O or, quelle est ta victoire !
Jésus-Christ sort du tombeau, Sa divinité, sa gloire, Brillent d’un éclat nouveau.
En vain d’une énorme pierre Est couvert le monument ;
Il franchit toute barrière,
Il sort glorieusement.
ren DS ne mn ++ prenne ù —
Votre vaine politique,
Contre tout enlèvement
Ne rend que plus authentique Un si grand événement. | O Juifs ! de vos sentinelles L’exacte sévérité, :.:. .: :
En fait des témoins fidèles; ….
Du Sauveur ressuscité... nié nt
34 kb 8 TES er 1 LUR PSPCENEEE
Un Dieu perd pour nous la vie, Et homme a vaincu la mort.
Dieu qui prend notre nature Sujette à l'infirmité,
Fait part à la créature
De son immortalité.
O combat trop admirable
De la vie et de la mort!
O naufrage secourable
Qui nous jette dans le port !
Dieu livra son fils pour gage ‘ De notre rédemption:
Le - Il couronne son ouvrage.
D Par sa résurrection. .
Dans une double nature, Homme et Dieu tout à la fois, Créateur et créature,
De l’homme il subit les lois, La mort du corps qu’il habite, Prouve son humanité; L’effort qui ressuscite,
Prouve sa divinité.
POUR LES SOLEMNITES DE LA CROIX. Les Sur l'air: Grand Dieu, que de merveilles.
fé noi: Cezesrons la victoire
gode" D'un Dieu mort sur la croix; Et pour chanter sa gloire, … :
o! as Réunissons nos voix;
. De son amour extrème:
Cédons aux traits vainqueurs ; Pour le Dieu qui nous aime Réunissons nos cœurs. : :
Sa croix, heureux symbole De son amour pour nous, Jadis du capitole 7 | Chassa les dieux jaloux, Alors, dans Pesclavage, L'homme à d’infâmes dieux Payoit, par son hommage, Le droit d’être comme eux
ul 7 Nina mnt mme
ne om
Le Dieu seul adorable,
. Seul digne de nos chants, Seul de l’homme coupable.
Ne reçoit point d’encens. ; : ;:
Seigneur, que ton tonnerre Fasse entendre sa voix,
Et force enfin la terre À respecter tes lois.
Fe
Maïs son cœur qui s’oppose A ses foudres vengeurs,
‘ Par l'amour se propose
: De conquérir les cœurs.
: Pour expier nos crimes Notre sang est trop peu ; | Il faut d’autres victimes Bouc der de Lite
Son fils, verbe adorable,
Son sang seul est capable De calmer son courroux.
Pour ma grâce il soupire, 1l me sauve en mourant; Sur la croix il expire,
Et l’univers se rend.
Tel qu'après les orages, Le soleil radieux, Dissipant les nuages, Rend leur éclat aux cieux; Tel le Dieu que j'adore, Trop long-tems ignoré, Du couchant à l'aurore, Voit son nom adoré.
La croix, heureux asile De l’univers soumis, Brave l’orgueïl stérile
De ses fiers ennemis.
On s’empresse à lui rendre Des hommages parfaits:
Sa gloire va s’étendre Autant que ses bienfaits.
Quel éclat l’environne !
Elle voit à ses pieds
Le sceptre et la couronne Des rois humiliés.
Rome cherche à lui plaire Tout suit ses a