GC
splendeurs
heureux, puverts de
eux.
Dans ce fatal exil, un voile épais et sombre
Enveloppe nos pas ; la foi seule nous luit:
Mais votre jour, Seigneur, devant qui fuit toute ombre,
Fera, loin de nos yeux, disparoître la nuit.
Ce jour si lumineux, que figurent nos fêtes,
Vous nous le préparez, Dieu de toute bonté !
Le grand astre qui brille en son plein sur nos têtes,
N'est qu’un foible rayon de-sa vive clarté.
Que vous tardez long-tems pour une ame fidèle,
O jour, après lequel nous devons soupirer !
Mais pour jouir de vous, Ô lumière éternelle!
Du poids de notre corps il nous faut délivrer.
O quand de ses liens notre ame dégagée, Grand Dieu, dans votre sein portera son essort! | Dans vos divins torrens, dans vous-même
plongée, Vous voir et vous aimer sera son heureux sort.
Suprème Trinité! faites, par votre grâce,
Qur sur ce bien promis nos vœux soient arrêtés ;
Et qu’un jour éternel succède au court espace
Des jours qu’en votre exil Vous nous aviez comptés.