L’'IMMACULEE CONCEPTION DE LA STE, VIERGE
Sur l'air: Ah! vous dirai-je, maman.
Quer. nouveau présent des cieux Vient enrichir ces bas lieux?
Mortels, n’ayez plus d’alarmes ; Bientôt vont cesser vos larmes ; * Un nouveau présent des cieux ‘Présage un sort plus heureux.
Marie est ce don si grand
Que nous fait le Tout-puissant :
Toute belle, toute pure,
Sans nuage, ni souillure,
Marie est du Tout-puissant
Ce. chef-d'œuvre ravissant.
Comme au milieu du brasier
Le buisson parut entier;
Le péché d’ Adam rebelle
Est pour tous, mais non pour elle ;
faire. :
TE, VIERG E.
elle ;
De la flamme du péché
. Son cœur seul n’est point blessé.
. Quand tout périt dans les eaux,
L’arche seule échappe aux flots ; Marie est cette arche sainte, Qui, des flots n’est pas atteinte.
Ainsi, l’arche échappe anx flots, Quand tout périt dans les eaux.
Le tronc de l'arbre gâté
Ne peut ternir sa beauté.
C’est une agréable rose,
Qui de l’épine est éclose:
C’est un fruit plein de beauté, Qui sort d’un arbre empesté.
Jésus voit avec horreur
Le démon maître d’un cœur, Eût-il souffert dans sa mère Cet objet de sa colère?
L’affreux tyran des enfers La tiendroit-il dans ses fers ?
En croix son corps attaché Fut victime du péché.
Eût-il d’une chair coupable Formé ce corps adorable? Elle est mère du Sauveur; Son fils préserva son eœur.
II, Sur l'air: Petites abeilles.
: Maccne ta colère, Tyran des enfers, Une Vierge-mère, Echappe a tes fers.
Ta rage est déçue, Demeure caché :
Marie est conçue Sans aucun péché.
Par un privilége
Qui n’est pas pour nous, Son Dieu la protége .
Contre son courroux :
Cette arche vivante,
Au milieu des flots, Malgré la tourmente, Trouve son repos.
La chûte fatale
Des premiers parens, Devient générale Pour tous les enfans:
Lorsque leur disgrâce Les remplit d’effroi, Elle trouve grâce Auprès de son roi.
- Par elle la terre Verra pour jamais
Bientôt à la guerre Succéder la paix ; Elle est déja prête, D'un pied triomphant, A briser la tête
De l’ancien serpent.
S'il la voyoit naître Esclave, à son tour Le démon peut-être Sauroit dire un jour:
Majesté suprème, Dieu de l’univers, Ta mère elle-même À porté mes fers,
O vierge admirable!
Vous que la pudeur Rendit agréable
Aux yeux du Seigneur, Ah! pour que j’honore Votre pureté,
Faites que j’abhorre Toute volupté.
Soyez-moi propice À tous les instans; Eloignez du vice Les attraits pressans; Par votre assistance, Votre prompt secours, De crime, d'offence, Préservez mes jours.