ROUE EE
Le bienheureux.
L'esprit ne sauroit comp-c*4re
Les biens qu’on goûte ex ses lieux ;
Qu'il est consolant d’entendre Nos concerts mélodieux !
Ah! qu’il est glorieux D'’être à jamais dans les cieux !
Le réprouvé.
L'esprit ne sauroit comprendre
Les maux qu’on souffre en ces lieux ;
Qu'il est affligeant d’entendre Nos hurlemens furieux!
Ah! qu’il est douloureux D'ètre à jamais dans les feux !
Le bienheureux.
De l’amour les pures flammes Brûlent sans cesse nos cœurs, Et font goûter à nos ames Mille ineffables douceurs.
Ah! qu'il est glorieux D'’être à jamais dans les cieux !
Le réprouvé.
Notre corps est dans les flammes, es remords rongent n08 Cœurs ; Tout fait sentir à nos ames D'inexprimables douleurs.
Ah! qu'il est douloureux D’ètre à jamais dans les feux !
Le bienheureux
Que mon bonheur est extrème !
Non, je ne puis l’exprimer :
J'ai part aux biens de Dieu même, Je l'aime, il daigne m’aimer.
Ah! qu’il est glorieux D’être à jamais dans les cieux !
Le réprouvé.
Que mon malheur est extrème!
Non, je ne puis l’exprimer :
Feux, démons, un Dieu lui-même, Tout conspire à m’opprimer.
Ah! qu’il est douloureux D’être à jamais dans les feux!
Le bienheureux.
O demeures éternelles!
Beau séjour! séjour de paix!
O couronnes immortelles 1 Je vous possède à jamais!
Ah! qu’il est glorieux D'être à jamais dans les cieux !
Le réprouvé.
O demeures éternelles!
Beau séjour! séjour de paix!
Récompense des fidèles, ::2: ::
Je ne vous verrai jamais: - - Ah ! qu'il est douloureux: ». :° -
D'être à jamais dans:les feux! :