INGRATITUDE DES HOMMES ENVERS J.'C
Sur l'air : Dans le jardin-de Cythère.
J sus est la bonté même,
Il a mille doux appas ;
Cependant aucun ne l’aime,
On n’y pense presque pas ; Pendant que la créature
Nous embrase de ses feux,
Pour Dieu seul notre ame est dure :
Ah ! pleurez, pleurez mes yeux.
Dieu se rend un Dieu sensible Afin de mieux nous charmer :
Mais en se rendant visible,
A-t-il pu se faire aimer ?
Lorsqu’un tendre amour le presse De prévenir tous nos vœux,
Quel retour ? nulle tendresse :
Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.
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D'un enfant il prend les charmes croi, Pour attendrir les humains, ‘ Pour cela de douces larmes | Coulent de ses yeux divins;
Notre ame est-elle attendrie
Par ses cris douloureux?
Elle est toujours-endurcie;
Ah! pleurez, pleureuz, mes yeux.
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‘ Le pécheut audacieux, .
De la divine justice
Jésus porte tout le poids,
I1 nous sauve du supplice
En mourant sur un croix :
Et pour tant de bienveillance Avons-nous, à malheureux !
La moindre reconnoïssance ?
Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.
Jésus dans l’eucharistie,
Par un prodige d'amour, Devient notre pain de vie, Notre pain de chaque jour;
Au milieu de tant de flammes, Dans ce mystère amoureux,
Que de froideur dans nos ames !
Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.
Il daigne en vain de ce trône, Nuit,et jour nous inviter; Jamais y voit-on personne
Qui vienne le. visiter ?
Sa maison est délaissée,
Son entretien ennuyeux,
Et sa table méprisée:
Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.
‘Mon Jésus n’a point d'asile
Contre les’ coups des mortels;
C’est un rémpart inutile £
Que son trône’et ses autels; - Chaque jour, fétipli de rage,
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Au lieu saint lui fait outrage :
Ah! pleurez, pléurez, mes yeux.
Tous les jours se renouvelle, Contre mon divin Sauveur,
Cette trahison cruelle
Qui fit tant souffrir son cœur.
O combien de parricides, Recevant le roi des cieux, Donnent des baisers perfides !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.
Une croix pour lui cruelle,
C’est un corps dans le péché;
A cette chair criminelle
Qu'on l’a souvent attaché !
Tout est souillé par nos vices; Que je découvre en tous lieux, Pour mon Jésus, de supplices !
Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.
RETOUR DU PECHEUR, Sur Pair : Cé bas séjour. |:
oct, Seigneur, cette brebis etant)
Que vous daignez chercher depuis long-tems.
ouché, confus d’une si Jongue attente, Sans plus tarder, je reviens, je ierends.
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rrant, perdu, je. cherchois: ‘un ssile 3 f î
Je m'efforçois de vivre sans efro. : . :
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Hélas! Seigneur, PET être Ps
Si loin de vous, et vous si loin de moi
Que je redoute un juge, un Dieu sévère !
J'ai prodigué des biens qui sont sans prix.
Comment oser vous appeler mon père ?
Comment oser me dire votre fils?
Dieu de mon cœur, principe de tout être, Unique objet digne de nous charmrr; Que j'ai passé de tems sans vous connoître !
Que j'ai passé de temps sans vous aimer!
Je reconnois enfin mon injustice ; Pardonnez-moi ce long égarement :
11 me déplaît, je m’en fais un supplice, Et pour vous seul j’en pleure amèrement.
ÆLII.