‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 54 sur 237 · INGRATITUDE DES HOMMES ENVERS J.'C · texte numérisé non relu

INGRATITUDE DES HOMMES ENVERS J.'C

Sur l'air : Dans le jardin-de Cythère.

J sus est la bonté même,

Il a mille doux appas ;

Cependant aucun ne l’aime,

On n’y pense presque pas ; Pendant que la créature

Nous embrase de ses feux,

Pour Dieu seul notre ame est dure :

Ah ! pleurez, pleurez mes yeux.

Dieu se rend un Dieu sensible Afin de mieux nous charmer :

Mais en se rendant visible,

A-t-il pu se faire aimer ?

Lorsqu’un tendre amour le presse De prévenir tous nos vœux,

Quel retour ? nulle tendresse :

Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.

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D'un enfant il prend les charmes croi, Pour attendrir les humains, ‘ Pour cela de douces larmes | Coulent de ses yeux divins;

Notre ame est-elle attendrie

Par ses cris douloureux?

Elle est toujours-endurcie;

Ah! pleurez, pleureuz, mes yeux.

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‘ Le pécheut audacieux, .

De la divine justice

Jésus porte tout le poids,

I1 nous sauve du supplice

En mourant sur un croix :

Et pour tant de bienveillance Avons-nous, à malheureux !

La moindre reconnoïssance ?

Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.

Jésus dans l’eucharistie,

Par un prodige d'amour, Devient notre pain de vie, Notre pain de chaque jour;

Au milieu de tant de flammes, Dans ce mystère amoureux,

Que de froideur dans nos ames !

Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.

Il daigne en vain de ce trône, Nuit,et jour nous inviter; Jamais y voit-on personne

Qui vienne le. visiter ?

Sa maison est délaissée,

Son entretien ennuyeux,

Et sa table méprisée:

Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.

‘Mon Jésus n’a point d'asile

Contre les’ coups des mortels;

C’est un rémpart inutile £

Que son trône’et ses autels; - Chaque jour, fétipli de rage,

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Au lieu saint lui fait outrage :

Ah! pleurez, pléurez, mes yeux.

Tous les jours se renouvelle, Contre mon divin Sauveur,

Cette trahison cruelle

Qui fit tant souffrir son cœur.

O combien de parricides, Recevant le roi des cieux, Donnent des baisers perfides !

Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

Une croix pour lui cruelle,

C’est un corps dans le péché;

A cette chair criminelle

Qu'on l’a souvent attaché !

Tout est souillé par nos vices; Que je découvre en tous lieux, Pour mon Jésus, de supplices !

Ah! pleurez, pleurez, mes yeux.

RETOUR DU PECHEUR, Sur Pair : Cé bas séjour. |:

oct, Seigneur, cette brebis etant)

Que vous daignez chercher depuis long-tems.

ouché, confus d’une si Jongue attente, Sans plus tarder, je reviens, je ierends.

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rrant, perdu, je. cherchois: ‘un ssile 3 f î

Je m'efforçois de vivre sans efro. : . :

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Hélas! Seigneur, PET être Ps

Si loin de vous, et vous si loin de moi

Que je redoute un juge, un Dieu sévère !

J'ai prodigué des biens qui sont sans prix.

Comment oser vous appeler mon père ?

Comment oser me dire votre fils?

Dieu de mon cœur, principe de tout être, Unique objet digne de nous charmrr; Que j'ai passé de tems sans vous connoître !

Que j'ai passé de temps sans vous aimer!

Je reconnois enfin mon injustice ; Pardonnez-moi ce long égarement :

11 me déplaît, je m’en fais un supplice, Et pour vous seul j’en pleure amèrement.

ÆLII.

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