‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 80 sur 237 · XXVII. Qui, d · texte numérisé non relu

XXVII. Qui, d

LES BEATITUDES. .

Sur l'air : Jusques dans la moindre chote. ne

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Heureux qui de Populence Par sa

A su détacher son cœur, Son cc

Et qui de l’humble indigence Hé Supporte en paix la rigueur !

Dieu, fidèle en ses promesses, Bien

Jnfini dans ss bunté, | | Traîné

Par d’éternelles largesses Enrichit sa pauvreté.

Mais malheur a l’homme avide Qu'’éblouit l’éclat de l’or, Et dont le cœur toujours vuide Fait son Dieu de son trésor ; Les seuls biens, le seul salaire Qu’aura sa cupidité, Sont des trésors de colère, Qu’entasse l’éternité.

Heureux qui, &c.

Heureux le cœur débonnaire Qui ne connut point l’aigreur, Et dont nul revers n’altère L’inépuisable douceur !

Le Dieu de:paix lui destine, Dans son éternel séjour, Toute l’onction divine

Des douceurs de son amour.

Maudit l’homme sanguinaire

Qui, dans la féroce humeur,

Du venin de la vipère

Exhale au loin la noirceur !

Contre lui-même implacable

Et de lui-mème abhorré,

Par sa rage. insatiable

Son cœur sera dévoré.

Héureux le cœur, &c,

Bienheureux ceux dont la vié, Traînée au sein des douleurs,

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Ne s’abreuve et n’est nourrie Que de cendres et de pleurs !

Dieu, témoin de leurs larmes, Attentif à leurs soupirs, Changera leurs maux en charmes, Et leurs larmes en plaisirs.

Maudit qui de la molesse

Aime le charme empesté,

Et qui s’endort dans l’ivresse

De la folle volupté !

Un abiîme de souffrance,

Un étang de sombres feux ;

L’éternelle pénitence,

Succède à ses jours heureux.

Bienheureux ceux, &c.

Bienheureux ceux qui, du vice Fuyant le sentier trompeur, De la soif de la justice Sentent enflammer leur cœur !

L'eau de l’éternelle vie, Accordée à leurs soupirs,

Sans éteindre leur envie, Rassasira leurs désirs.

Maudits les hommes frivoles, Vils esclaves de leurs sens, Qui se cherchent des idoles Dans tous les objets présens !

Le Seigneur seul devoit être Leur vrai bonheur à jamais; Ils ne pourront le connoître

Que par d'éternels regrets.

Bienheureux ceux, &e.

Bienheureux qui, pour ses frères Plein d’un cœur compatissant,

A leurs pleurs, à leurs misères, Prodigue un secours puissant !

Le Seigneur Dieu, de ses aîles Se plaît à couvrir ses jours;

Ses entrailles paternelles S'ouvrent à lui pour toujour:

Mais malheur à cet avare Qui, du pauvre gémissant, Voit d’un œil sec et barbare Les maux, le bessoïin pressant !

Pour lui, le Dieu de clémence Fermant à jamais son cœur, N’aura plus que la vengeance, L’anathême, la fureur, Bienheureux, qui, &c.

Heureux ceux dont l’âme pure Garde avec soin sa blancheur, Et dont la moindre souillure Epouvante la pudeur ! | Dieu lui-même est leur partage, Et dans l’immortalité,

Ils verront, loin du n'xge, Tout l’éclat de sa beauté.

Malheur à ces âmes lâches Qu'énerve l’impureté, |

DORA | 158 Qui par de honteuses taches Ont souillé leur sainteté !

Loin de la gloire éternelle, Où règne le saint des saints, M:

Jamais la palme immortelle Do Ne décorera leurs mains. Led Heureux ceux, &e.

Bienheureux les pacifiques, Que le fiel n’émuet jamais, Et dont les désirs uniques Ete Sont de voir régner la paix !

Dieu devient leur tendre père ; Jls sont ses enfans chéris,

Et de leur paix passagère

Son repos sera le prix. E

Malheur à l’homme farouche, act Qui se repaît de fureur, Su Roi de Et dont l’infernale bouche lout à mes Souffle le trouble et l’horreur ! De ses bien Le Dieu de miséricorde, out l’unive Dont il outragea l’amour, 'astre du j N’admit jamais la discorde n foible tr Dans son paisible séjour. Au bruit de

Bienheureux les, &c.

e reconnois Heureux ceux que l'injustice \imable fle:

Charge de ses traits perçans, t que l’aur Et dont la sombre malice De la vertu Noircit les jours innocens ! Par l'éclat Le Très-haut sera iui-mêème i je vous v

Leur soutien et leur vengeur, Du tout au |

Et son riche diadème Couvrira leur front d'honneur.

Mais maudites sont ces âmes Dont les complots inhümains, Les fureurs, les sourdes trames, Conspirent contre les saints; Tôt ou tard, tristes victimes De leurs iniques projets, Elles iront aux abimes Eterniser leurs forfaits, Heureux ceux, &e.

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