LA FOI
Allepro maestoso # ■ — 60. f
As '
Que dans mon cœur la foi
Yt
»rse à
Ilots sa lu-
lunt
le monde en - tler s é *- dai - re l)e-
vaut mes yeux ;
Pour que tou -jours je sm - ve,
en ce loin- tain vo - ya -ge, Le droit che - min.
Et que joy - eux j’a - horde au ce - les
e - les - te ri-
Votre parole, 6 Dieu, n’est -ce pas pour le monde La loi des lois?
Qui par orgueil l’enfreint de son erreur profonde Subit le poids ;
Le trouble l'envahit; son front, brillant naguère,
Est sans splendeur...
Tandis que tu souris à la simple prière De l’humble cœur.
Oui, l’homme est fait pour Dieu! Loin du Dieu qu’il réclame, Il souffre, hélas !...
Il n’est de vrai bonheur, de vrai repos pour lame Que dans ses bras.
De mille attraits riants se pare en vain la terre...
Elle est si peu!
Qu’est donc un vain honneur, une joie éphémère Auprès de Dieu?
Dieu seul peut dire aux flots déchaînés en tempêtes :
Soyez plus doux;
A l’ouragan qui passe en menaçant nos têtes :
Suspends tes coups ;
A l’astre d'or qui monte : Arrête la tourmente,
Scintille aux cieux...
Et le vaisseau, bercé sur la vague écornante,
S’en va joyeux.
Ainsi l’esprit humain qu’emportait dans le doute Un vent d’orgueil
A votre voix, mon Dieu, peut retrouver sa route Et fuir l’écueil.. .
Ah! que jamais du ciel ma course ne dévie,
Suivant la croix;
Et que je dise un jour en entrant dans la vie :
J’ai cru, je vois!
VERTUS CHRÉTIENNES ET PRIÈRE