LE VERBE FAIT CHAIR
Le Verbe voulut naître; il choisit l’humble crèche,
La souffrance et la pauvreté.
Mais écoute, ô mon âme, écoute comme il prêche Alix orgueilleux l’humilité :
Il a pour les petits marqué plus de tendresses :
Ce sont les frères de son Cœur...
Bergers, pour vous d’abord sa vue et ses caresses;
A vous ses charmes , sa douceur. ( bis.)
11 s’est enveloppé dombres et de silence,
Lui, des deux le Soleil brillant:
On le vit ouvrier. Lui dont le doigt balance Les soleils d’or du firmament;
Le Dieu dont l’apanage est la grandeur sereine,
Qui tient les mondes dans sa main,
II a connu l’effort, il a goûté la peine
Et de l’exil pris le chemin! (fo's.)
Un jour, sur un gibet il a voulu paraître Tout meurtri , tout ensanglanté :
Il voulait de ce trône à tous parler en maître De la céleste charité.
La lance transperça ce Cœur dont la tendresse Jusqu’à mourir sut nous aimer...
Devant ce tendre amour, qu’un trait d’amour nous blessa Et vienne enfin nous enflammer! (bis.)
Mais non , c’était trop peu pour son zèle de frère De souffrir pour nos cœurs glacés ;
C’élait peu de mourir sur le sanglant Calvaire,
Son cœur ne pouvait dire : Assez!
Voici que de sa chair il fait un pain de vie ,
Tout de douceur et de bonté;
Lui-même il veut cacher dans l’âme en lui ravie Un germe d’immortalité ! (bis.)
1 Musique de Ch. Gounod : Rédemption.
, Maestoso g)* = 58.
Le Ver-be s’est fait chair
DÉVOTIONS GÉNÉRALES