MINUIT, CHRÉTIENS
Minuit, chrétiens, c’est Thenre solennelle,
Où niomme-Dieu descendit jusqu’à nous,
Pour effacer la tache originelle Et de son Père apaiser le courroux.
Le monde entier tressaille d’espérance,
Devant la crèche où naît le Dieu Sauveur... Peuple, à genoux! Attends ta délivrance; j , . Noël! Noël! voici le Rédempteur I (bis.) { ÙIS‘
Les Anges saints paraissent dans la nue;
La nuit s’éclaire et s’empourpre de feux;
Le ciel s’incline et chante la venue Du Dieu d’amour qui nous ouvre les cieux ! Venez, puissants, auprès de l’humhle crèche Où ce grand Dieu dérobe sa grandeur.
De ce néant, mortels, un Dieu vous prêche... ( , • Courbez vos fronts devant le Rédempteur 1 (bis.) \
De notre foi que la lumière ardente Nous guide tous au berceau de l’Enfant , Comme autrefois l’étoile étincelante Guida les pas des grands Rois d'Orient!...
Son front divin est ceint du diadème ,
Et du beau ciel ses yeux ont la splendeur... Terre , à genoux devant ton Roi suprême ! /
Mortels, chantez... c’est votre Rédempteur! (bis.) i
Jésus nous sauve; il brise toute entrave; La terre est libre et le Ciel est ouvert ! Frère d’un Dieu, serai -je encore esclave? Sera- ce en vain que le Maître a souffert?.., Ce doux berceau me donne l’espérance;
Au ciel un jour je monterai vainqueur!... Peuples, chantez!... Salut et délivrance!... Noël, Noël! voici le Rédempteur! (bis.)
1 Musique d'Adam. — Grus, place Saint- Augustin , Paris.
107*. - LES ABAISSEMENTS DE L’ENFANT-DIEU i
Dans une étable Je vois mon Sauveur :
Maître tout aimable, (bis.) Tu ravis mon cœur, (ter.)
Le Verbe Enfant est là, dans une crèche :
Lui, le Très-Haut, s’abaisse jusqu’à nous;
Plus il descend , et plus son cœur me prêche Que rien n’est grand , sinon d'être humble et doux.
tout lait silence autour du diviu Maître; ur son berceau, c’est l’ombre, c’est la nuit... .moî; ’ J*e rêve de paraître;
J ai soif d éclat, d’honneur et de vain bruit!
Dans la fdibles&e il cache sa puissance * Jusqu’à l'opprobre il voile sa beauté !
Brise à tes pieds, Seigneur, mon arrogance; Qu’en moi l’orgueil cède à l'humilité!
Ah! qu’il est doux, transi par la froidure, Dans ce réduit, par cette nuit d’hiver!...
Près de Jésus la croix parait moins dure,
Et le chagrin nous semble moins amer.
Anges, chantez! Au ciel que tout s’incline Devant ce Dieu si pauvre et si souffrant !
A Dieu la gloire, à nous la paix divine!
C’est par l'amour que l’homme devient grandi
, Maestoso : 58.
1 Musique de Ch. Gouuod : - ■»»» r
(Jésus à la crèche.) rvft - H ^ ^ ‘ ^ __
CYCLE LITURGIQUE
Vous bénissez, en souriant,
Joseph pour vous transi, souffrant, La Vierge sainte, dont la main Caresse votre front divin.
Et les bergers voient dans vos yeux La paix d’en haut , l’éclat des cieux Qu’ils sont heureux auprès de vous, Vous adorant à deux genoux 1
Dans notre cœur, ô doux Jésus,
Ah ! laites croître vos vertus : L’obéissance, la bonté Et la parfaite humilité.
O doux Jésus, Emmanuel,
Vous qui pour nous venez du ciel, Nous vous offrons en ce beau jour Tout notre cœur, tout notre amour.
CYCLE LTIKURGIQUE