MÉDITATION SUR LA PASSION
Grave m = 60.
Est- ce vous que je vois,
mon Maître a - do -
ra-blc, Pale, a - bat-tu,san - glant, vie - ti-me de dou¬
leurs? Pal -lait - il à ce prix ra- clic -ter un cou¬
pa - l)lo Qui même à vo - tre sang ne mê-le point ses
pleurs? Qui même à vo-tre sang ne mê-le point ses pleurs ?
C’est Judas qui vous livre!... 0 fureur... cest lui-même! Jusqu’à ce point, l’ingrat, il ose vous haïr...
Vous baisant connue un frère, il vous dit : Je vous aime... Son cœur ne veut, hélas ! que vendre et que trahir! (bis.)
On vous charge de fers, innocente Victime...
Prêtres, docteurs, valets, tous s’arment contre vous...
Et le ciel est muet pour venger un tel crime !...
Àb ! c’est que votre cœur enchaîne son courroux! (bis.)
On vous couvre d'affronts , et de vous Ton se joue;
Et ces cruels mépris ne peuvent vous aigrir;
Vous souffrez qu’un valet vous insulte à la joue...
Et moi. sans m’indigner, je ne sais rien souffrir! (bis.)
Votre sang coule à flots; les bourreaux avec rage Sur votre corps sanglant s'acharnent tour à tour:
On redouble de coups; sans mesure est l’outrage,
Et rien de votre cœur n’a pu lasser l’amour! (bis.)
O spectacle d’horreur!... O tendresse ! 6 justice!
Sur un infâme bois Jésus meurt attaché...
Pour fermer les enfers il fallait ce supplice:
Vois donc par là, chrétien, quel mal est le péché! (bis.)
Du divin Golgotha la clarté m’illumine :
Je vois le ciel s’ouvrir et se peupler d’élus !
Et la route du ciel, route sainte et divine,
Oui, c’est ton bois sanglant, ô Croix de mon Jésus! (6is.)
CYCLE LITURGIQUE