‹ Recueil de chansons et poésies fugitivesChapitre 35 sur 60 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

Aie. de Calpigi.

C'est à vous qu'ici je m'adresse ,

Vous , que j'entends crier sans cesse ,

Esprits frondeurs et mèconlens

De tous pays et de tous tenis ; (bis.)

"Votre caractère bizarre

Blâme le turban , la thiare ,

Blâme Lais , blâme Caion

Eh! que diable voulez-vous donc? (dis.)

Vous , dont la critique sévère , Exerçant son noir ministère , Condamne , en ses arrêts mordans , Plaidoyers, pamphlets et romans j

Êt-es-vous atteints d'msommie?

Grâce à ces enfans du génie , Vous dormez d'un sommeil profoi Eli ! que diable voulez-vous donc?

Favori d'une grande dame Tous accourez , le feu dans l'âme , Elle n'est point au rendez-vous...

"S ous voilà boudeur et jaloux ; Jusqu'au retour de la duchesse Votre bonne étoile vous laisse Le teins de monter chez marton.,.

Eh! que diable voulez-vous donc ?

Maris qui , vovant un scandale Dans chaque course matinale Que tous les jours vos moitiés font , Proclamez qu'on vous blesse au front ; Chez vous on voit ie tius et danse , Grâce à la corne d'abondance

Que vous avez à la maison

Eh ! que diable voulez-vous donc "

Vous rj'ii , des bancs sorlanl a peine. Uc ïhalie et de Melporaène Proscrivez les nouveaux en fans ; Imberbes et fâcheux pe'dans , Votre bouche , encore écolière , Sille , sans respect pour molière ,

George Dandin , Amphytrion

Eli! que diable voulez-vous donc?

Vous qui pre'lendez qu'il en coûte Pour sie'ger un jour sous la voûte De l'académique dortoir , De nos savans sublime espoir!

11 ne vous faut qu'une courbette , Un déjeuner à la fourchetfe, Puis un sou pour passer le pont (4} Eh! que diable voulez-vous donc ?■

Vous que Ton entendait naguère Gémir sur les maux de la guerre >

(1) Le pont des Arts qui conduit à l'Institut.

Et qui demandiez à grands cris La paix et vos enf'ans chéris; Vos cris encor se font entendre Lorsque le ciel vient de vous rendre La paix , vos enfans , un Bourbon. .

Eh ! que diable voulez-vous donc î

Et vous enfin , dont la censure

Attaque toute la nature ,

Voyez ces raisins jaunissans ,

Ces épis toujours renaissans ,

Cet ordre qui régit le monde

Et ce soleil qui le féconde ;

L'air, le feu , l'eau, tout vous répond:

« Eh! que diable voulez-vous donc?

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