MA CLE
Air : Folâtrons, rions sans cesse.
Tu n'as pas brillante mine, Tu n'es d'or ni de platine , Mais de vilain fer raclé.
Pourtant tu sais si je t'aime:
Je te dois tout un poëme, 0 ma clé !
Des fâcheux de toute sorte Toi seule défends ma porte, Me voilà clos et cerclé ; Mais que l'amitié t'appelle , Tu l'introduis sans chandelle, 0 ma clé !
A ton vieux clou suspendue,
Tu pares la loge indue
D'un portier fort mal meublé ;
Et tous ceux qui savent lire, Savent ce que tu veux, dire, 0 ma clé !
Si parfois, en mon absence, Quelques amis en bombance Viennent lever le scellé, Remplace-moi; qui perd gagne.