AMOUR ET MARIAGE
AïK : Contre les chayrins de (a rie.
J'ai (lu cluiQipagne dans la t«>tc', Il faut ([ue je clmiite à mon tour ; Quand on est à pareille fête, Chacun doit son couplet d'amour.
Mais vous vous dites, je le gage, Que je me trompe ; dans ce jour, Je dois parler de mariage.
Et j'allais vous parler d'amoui-.
Ce début n'est pas fort aimable Pour les dames, pour les maris ; Mais pourquoi faire de la fable.
Quand nous sommes tous des amis?
Or, je puis le dire, à mon âge.
Sans équivoque et sans détour.
Sans connaître le mariage, Je crois connaître un peu l'amour.
Permettez donc que, sans licence, Ici, je vous parle entre nous; Je suis cousin, sans conséquence, Et tant pis si l'autre est jaloux.
Sa(^hez donc que le cousinage Donne bien des droits en retour, Non pas celui de mariage.
Mais peut-être celui d'aujour.
Je suis fou!., vous êtes un ange; Je veux tracer votre portrait :
Un portrait, c'est une louange.
S'il est digne de son sujet.
Mais Pierre change de visage ; Il craint peut-être qu'à mon loin', En vous parlant de mariage.
Je ne vous glisse un mot d'amour.
Votre époux est un gai compère, Toujours franc, joyeux et malin ; Le plus aimable caractère, Ne parlant ni grec ni latin.
Aussi, de son charmant ménage Faisant son unique séjour.
Il sera bon en mariage, Comme il était l)on en amour.
Quant à cet oncle fort sévère.
Et lie ses droits fort envieux.
Il faudra, pour le satisfaire, Un fort grand nombre de neveux.
Que, par le plus heureux partage, Chaque année en mette un au jour.
Pour prouver (jue le mariage N'éteint pas les feux de l'amour.
k MACEDOINK.
Air connu.
Quel siècle heureux que le siècle où nous sommes! On peut de tout parler en liberté :
Je veux enfin des choses et dos hommes Yous dire ici toute la vérité :
Drinn, driini, drinn.
Un omnibus tombe dans une ornière ; Doux étalons veulent l'on arracher; .Xais cent baudets le tirent en arrière... (Irand Dieu ! ({uo va devenir lo cocher?.. Driim, drinn, drinn.
Ces cent baudets portent sur leurs épaules Vn camarade assez lourd, assez laiil ; De nouveaux rois il veut peupler les (iaules... Rassurez -vous, cet âne est un mulet.
Drinn, drinn, diinn.
— ii;> —
Girardino voudrait trois ministères ; Je trouve, moi, que c'est un peu beaucoup; Car si ces trois Taisaient Lien leurs affaires, J'aimerais mieux qu'on n'en eût plus du tout. Drinn, drinn, drinn.
Imposons tout, chiens et propriétaires, Habits, chapeaux, surtout les chapeaux gris; J'aime l'impôt sur les célibataires, Puisqu'ils ont bien l'impôt sur les maris... Drinn, drinn, drinn.
Il est encor bien des choses que j'aime, Les fous sans trône, ou les trônes sans fous ; J'aime les choux, j'aime le porc lui-même; Mais s'il s'agit d'aimer le porc aux choux... Drinn, drinn, drinn.
Le grand Colomb qui trouva l'Amérique, N'en rapporta, comme on sait, rien de bon : Voilà qu'on court par-delà le Mexique Chercher de l'or : qu'en rapportera-t-on ?... Drinn, drinn, driim.
Les beaux pays que ceux du phalanstère! ^ Dans du coton Fourier met ses élus ;
Rien ne leur mauque... excepté la lumière ;
Mais il L'st vrai qu'avec un œil de plus... Driini, drinn, diinii.
Le peuplier (étrange catastrophe!) Le peuplier 'retenez bien ceci) Le peuplier est un grand philosophe ; Quant à Cabet, mon avis le voici :
Drinn, drinn, drinn.
Alexandrine est celle que j'adore ; Je donnerais» trois princesses du sang, Mes dix couplets, ma pipe et plus encore, Pour seulement embrasser Alexan Drinn, drinn, drinn.