‹ Recueil de chansons populaires (volume 2)Chapitre 1 sur 151 · LA FILLE AU CRESSON · texte numérisé non relu

LA FILLE AU CRESSON

Mar.go.ton va à l'iau, A.vec que soncru.chon.Mar.go.ton

va à l'iau, A vecque soncruchon. La fontaine é.toit creuse.Elleesttom

be'e au fond A.hïe, a.hïe, a.Me. a hïe ce dit Mar.go. .ton.

Margoton va à l'iau Avecque son cruchon ; La fontaine étoit creuse Elle est tombée au fond.

Ahïe, ahïe, ahîe, ahïe!

Ce dit Margoton.

La fontaine étoit creuse Elle est tombée au fond.

Par là ils passirent Trois beau.x jeunes garçons.

Ahïe, ahïe, ahïe, ahie !

Ce dit Margoton.

Que don'rez-vous la belle Nous vous retirerons ?

A lue, ahie, ahïe, ahïe '.

Ce dit ManjGton.

J'ay dedans ma pochette Quelques demy-testons.

Allie, ahïe, ahïe, ahïe !

Ce dit Margoton.

Ce n'est pas là, la belle, Ce que nous vous voulons.

Ahïe, ahïe, ahïe, ahïe!

Ce dit Margoton.

La prinrent, la menèrent Dessus le vert gazon.

Ahïe, ahïe, ahïe, ahïe!

Ce dit Margoton.

Et puis ils luy apprinrcnt Trois fois la chanson.

Ahïe, ahïe, ahïe, ahïe !

Ce dit Margoton.

Ballard. Brunettes.ou Petits airs tendres. Paris, 1711.

MJ J

Quand j'e'.fois chez mon pè . re Pe. . .tî . lé ca.mu .

J J J Ni J. I'î

■jt • — — ^*-

son J'ai, -lais à la fon. .(ai. ne Ver. .du. ron oh! ver. du

^^j ^ j.jijii

.réf. te Pour y cueil-lir du jonc Ver. du .rette oh! ver. du. ron!

Quand j'étois chez mon père

Pfctilo camu.son J'allois à la fontaine Verduron, oh! verdurette Pour y cueillir du jonc Verdurette, oh! verduron !

J'cilloiri iï la roiitaine Pour y cueillir du Jonc Et j'cUois trop jeunette Vcrduron, oh! verdureUe Je suis tombée au fond Verdurctte, oh! vcrduron.

Etjctois trop jeunotte, Je suis tombée au fond ; Et par icy passèrent, Verduron, oh! verdureUe Trois beaux jeunes garçons.

VerdureUe, oh! verduron.

Et par icy passèrent Trois beaux jeunes garçons.

Que donnerez-vous, belle, Verduron, oh! verdureUe Nous vous retirerons, VerdureUe, oh! verduron.

Que donncrez-vous, belle, Nous vous retirerons ?

Quand seray retirée, Verduron, oh! verdureUe Nous y aviserons, VerdureUe, oh! verduron.

Quand seray retirée. Nous y aviserons :

Quand je fus retirée, Verduron, oh! verdureUe Leur dis une chanson, Verdu7'ette, oh! verduron.

Quand je fus retirée, Leur dis une chanson :

Voilà comme les filles, Verduro7i, oh! verdureUe Attrapent les garçons, VerdureUe, oh! verduron.

Ballard, Rondes à danser. Paris, 1724.

^'^-j j j s-jx^^^^u^

Quantlj'etais chez mon pèr'Vi.ve lala ti. .ra Pc.titeàJamai

son Vi-ve la la (L . ra Pe.tite à la mai.-soD Vi.ve ^a.po.le'. .on

Quand j'étais chez mon père

Vive la la tira Petite à la maison

Vive la la tira Petite à la maison

Vive Napoléon.

On m'envoyait à l'herbe Pour cueillir du cresson ;

La fontaine était creuse Coulée je suis au fond.

Dans le grand chemin passent Trois cavaliers bretons

Qui m'ont demandé, bcllp, Péchez-vous du poisson ?

Nanni, ce leur dit-elle, Coulée je suis au fond.

Que donnerez-vous, belle, Nous vous retirerons?

Tirez, tirez, dit-elle.

Après ça nous verrons.

Quand la belle fut tirée Elle cour' à la maison.

Elle s'est mise à la fenêtre Pour dire une chanson.

Ce n'est pas ça, la belle.

Que nous vous demandons ;

Votre pelit cœur en gage Savoir si nous l'aurons?

bis.

Mon petit cœur en gage N'est pas pour des poltrons

C'est pour des gens de gui;rrc Qu'ont de la barbe au menton

Et la pipe à la bouche Comme un vaillant dragon

Et le fusil sur l'épaule Le sabre au ceinturon

Allant l'aire l'exercice Sur la place de Lorient.

Enviion;; ilo Lori-Mit. — (Air do daiisi' appelé tour.)

') I^ii j J j|j-^4^X^jL^^;;p^^4l

Commej'e'.tais pe. . ti . te Pe.tit'à la mai . son.Pe.tit'à

la mai. .son, On m'en voy. ait à i'her.be pour y cueil. lir le

J. J' J JIJ J J'J JiJ.J' JHj=^

jonc; Les can.nes can.nes les can.ne . tons Les can.nes de mon

pè . re Dans les ma . rais s'en vont Dans les œa rais s'en vont .

Comme j'étais petite } , -^

Petite à la maison, S

On m'envoyait à l'herbe

Pour y cueillir le jonc;

Les canes, canes, les canetons

Les canes de mon père

Dans les marais s'en vont (bis.)

On m'envoyait à l'herbe Pour y cueillir le jonc ;

La fontaine était creuse Tombée je suis au fond.

Par le chemin il passe Trois chevaliers breton?

Qui me demandèrent, belle, Péchez-vous du poisson ?

Non, non, non, dit-elle, Coulée je suis au fond.

Que nous donnerez-vous, belle, Nous vous retirerons?

Retirez-moi, dit-elle, Puis après nous verrons.

La belle retirée S'encour' à la maison,

Se met à la fen»* tre

Leur chante une chanson.

Ce n"est point cela, la belle.

Que nous vous demandons,

C'est votre cœur volage Si nous le méritons.

Des cœurs volages, dit-elle.

Nous vous en fricasserons

Dans la poêle aux châtaignes Si le beurre tient au fond.

Voilà comme les bergères Attrapent les barons.

Les canes, canes, les canetons Les canes de mon père Dans les marais s'en vont.

Dans les marais s'en vont.

Brclafrne.— Poésies populaires de la France. Mss. île la Bibl. nat., fonds fr. 3340, f" 27. Chanson roeuwillie jiar M. B?auluùi'u i-n 1857.

3uand j'étais chez mon pèr*

Petite à

la mai.

son, Onmenvoy.

-^-tI^

-4 — ^~f—i~^— 1 *• . b faricd

. ait à l'herb', Pour cueillir ducres.son Mescanes can* Mes-canes

don Les ca.nards de mon pèr'Dans les prai. ries s'en vont.

Quand j'étais chez mon père,

Petite à la maison,

On m'envoyait à-l'herbe

Pour cueillir du cresson.

Mes canes, canes

Mes canes don,

Les canards de'mon père

Dans les prairies s''en vont.

On m'envoyait à l'herbe Pour cueillir du cresson; La fontaine était creuse Tombée je suis au fond.

Par le grand chemin passent Trois cavaliers barons

Ils m'ont demandé, belle, Pèchez-vous du poisson?

Oh ! nenni non, dit-elle, Coulée je suis au fond.

Que donnercz-vous, belle, Nous vous retirerons?

Tirez, tirez, dit-elle, Après ça nous verrons.

Et quand ell" fut tirée S'encour' à la maison ;

Eir se met en fenêtre A dire une chanson.

Ce n'est pas ça, la belle.

Que nous vous demandons,

Vot' petit cœur en gage.

Savoir si nous l'aurons?

Mon petit cœur en gage N'est pas pour des poltrons.

C'est pour des gens de guerre Qui ont la barbe au menton.

Environ^ de Loricnt.

Quand j'é. .tais chez mon pé. re En . lève en. lève en .

lev' le mouton. Petite à la mai.son.En. lév'ma don.daine En

lov'ma doirdon, Pe. .tite à la fnai.son, En. lév' le mouton.

Quand j'étais chez mon père Enlève, enlève, enl.'vc le mouton Petite à la maison Enlève ma dondaine Enlève ma dondon Petite à la maison Enlève le mouton.

Etc., etc.

Environs de Loiicnt.— Cctti- uban?ou ^:^t la mt-Dis que la précédente, sauf la mélodie et le refrain.

Quand j'e'.tais chez mon pé.re Coupe tail.lani la fou. gè.re

Pe. -tite 8 la mai. .son,. Ma pe. Ai Ae Jeanne Jean. ne Pe

.tile à la mai. .son Ma pe..,ti. .te Jean, ne, .ton

Quand j"'étais chez mon père

Coupe taillant la fougère

Petit' à la maison

Ma petite Jeanne, Jeanne

Petit' à la maison

Ma petite Jeanneton. »

Etc., etc.

Environs de Lorient. — Même ehanjon que e) sauf la inclodio et lo refrain.

4^.LJ ixrz^

rn—!

Quand je. lais chez mon pé. .re, Cou . pe taih.lant

la fou. .gp. . re, Pe. .tite à la mai. .son, cou.pe.

^^^j^pff=l

cou..pe, Pe. .tili' a la mai. .son, cou.pe donc.

Quand J'étais cliez mon pcre Coupe taillant la fougère Petit' à la maison Coupe, coupe Petit' à la maison Coupe donc.

Environ- de Lorient -- Méiue cbanson quf e) sanl la mélodie et lo refrain

Quand j'e'. .(aïs chez mon pèr' Pe. .tite à

ir r r ^ I r f -f-^^-f-^

la mai. son, On m'en. voy. ait à l'herbe à l'herbe et an cresson

Ver. du . ron ver. du . retl' ver. du. .ron don don.

Quand j'étais chez mon pèr'

Petit' à la maison

On m'envoyait à l'herbe

A l'herbe et au cresson

Ver dur on, ver dur eW

Verduron, dondon

Etc., etc.

Euviion.» Jf Loiieut. — Mfiue cbanson que ej sauf la mùlodie et le refrain.

Je vais à la fbn. .tai.ne len.tu.re . lu. .ret. .te Pour

. J r ' Il 'X3I'- 'c;ir ^^

•m.plir mon pion . geon len lu.re.lu . ron La fontain' est pro .

j.mu-^ii

fon.de lentu.re. lu. ret. te «J'en suis coulée a fond lentu.re.lo. ron.

Je vais à la fontaine

Lcnturlurcttc Pour emplir mon plongeon

Lcnturlnron La fontaine est profonde

Lenlurluretle J'en suis coulée à fond

Lenturluron.

La fontaine est profonde J'en suis coulée à fond ; Et par hasard il passe Trois jolis compagnons.

Combien donnerez-vous, la belle, Si nous vous en tirons?

Quand je serai sortie Nous en déciderons.

Quand la belle tut sortie Commence une chanson.

Ce n'est pas ça la belle, Que nous vous demandons,

C'est votre cœur volage Savoir si nous l'aurons.

Messieurs, mon cœur volage N'est pas à Tabandon.

Hi-rault. — Po('<i. pnp. île In Franc. Ms?. àc la Bibl. nat.. fonds français :i:Un, f" 13. Chanson rec. par M. Jules Calvi't, de Lodéve, en 1855.

Quand j'é.tais chez mon pè.re \i.vel'a.mour Quand j'e. tais chezmon

^ u t U h ' f "^^^ ~°" reprend ni en cHœtir. ^ ' f F pé.re vi.ve l'a. . mour. Pe.(it' à

i-i^ii' i î i j |j. j

la mai. son Vi.ve l'a. mour don . dai. .ne Pe.tit' à

J J J . U J.J. J HtTT^.

oapcpreodenchoenr7

la mai . son Vi.ve l'a. mour don don.

Quand j'étais chez mon père,

Vive f a mour Petit' à la maison, Vive Vamour, dondame Petit' à la maison, Vive l'amour, dondon.

On m'envoyait à l'herbe, J'allais cueillir du cresson.

Par le grand chemin passent Trois chevaliers barons.

Que faites-vous, la belle, Pêchez-vous du poisson ?

Nenni, nenni, dit-elle, Je suis coulée cà fond.

Que donnerez-vous, la belle, Nous vous retirerons ?

Mon anneau d'or, dit-elle, Nous vous le donnerons.

Ce n'est pas ça, la belle, Que nous vous demandons,

Votre petit cœur en gage Savoir si nous l'aurons?

Tirez, tirez, dit-elle, Après ça nous verrons.

Quand la belle fut tirée S'en cour' à la maison.

Merci, merci, dit-elle, Beaux chevaliers barons.

Mon petit cœur en gage N'est point à l'abandon.

Car mon père m'a promise

Vive Vamour A un joli garçon Vive Vamour, dondaine A un joli garçon Vive Vamour, dondon.

Brosl. — Pijédus populaires de la France, Mss. 3310, ["' 25.

Ali»: >

Com .me j'e'.tais pc . ti . te vi.ve /e roi, Comme je. (aispe.

ti. .te vi.ve le roi, Pe.tit' à la mai. son vi.ve le roi la

ii^^f;i^^ÏEâ^k=^nî=Œ^-i

rei.ne Petit' à la maison vi.ve le fui bour . bon .

Comme j'élais pelitc — vive le roi, Pelile à la maison — vive le roi, ta reine Petite à la maison — vive le roi Bourbon.

On m'envoyait à l'herbe Pour y cueillir du jonc - Pour y cueillir du jonc -

- vive le roi, vive le roi, la reine vive le roi Bourbon.

J'en cueillis trois javelles — vive le roi,

M'y couchai tout du long — vive le roi, la reine

M'y couchai tout du long — vive le roi Bourbon.

Par le grand chemin passent — vive le roi, Trois cavaliers barons — vive le roi, la reine Trois cavaliers barons — vive le roi Boni-bon.

Qui me demandi^rent belle — vive le roi, Pèchez-vous du poisson? — vive le roi, la reine Pochez-vous du poisson? — vive le roi Bourbon.

Comment en pêtherais-je, — vive le roi,

Je suis coulée au fond — vive le roi, la 7-eine

Je suis coulée au fond — vive le roi Bourbon.

Que donnerez-vous, belle? — vive le roi. Nous vous retirerons — vive le roi, la reine Nous vous retirerons. — vive le roi Bourbon.

Retirez-moi, dil-elle — vive le roi,

Après ça nous verrons — vive le roi, la reine

Après ça nous verrons — vive le roi Bourbon.

Qiiaiiil tille lui rt'lirée — vive le roi,

Elle dil une chanson — vivo le roi, la reine

Elle (Jil une chanson — vive le roi Bourbon.

Ce n'est point çà, la helle — vive le roi,

Que nous vous demandons — vive le roi, la reine

Que nous vous demandons — vive le roi Bourbon.

C'est votre cœur en gage — vive le roi, Savoir si nous l'aurons — vive le roi, la reine Savoir si nous l'aurons — vive le roi Bourbon.

Mon petit cœur, dit-elle — vive le roi,

N'est point pour des barons — vive le roi, la reine

N'est point pour des barons — vive le roi Bourbon.

Mdis bien pour de.-, gens de guerre — vive le roi, Qu'ont d'ia barbe au menton — vive le roi, la reine Qu'ont d'Ia barbe au menton — vive le roi Bourbon.

Uomli' recueillie à ReJon (Ule-ct-Vilaine), communiquée par M. Ad. Orain.

Qaandj'etais chez mon pè.re Petite à la maison. J'allais à la fontaine.

Pour cueillir du cresson,T?.ntdormir,dorînir bel le tant dormirn'e'st pas bon

Quand j'étais chez mon père, Petite à la maison, J'allais à la fontaine Pour cueillir du cresson ; Tant dormir, dormir, belle.

Tant dormir nest pas bon.

J'allais à la fontaine Pour cueillir du cresson ;

La fontaine était basse Mon pied coula z'à fond.

Par ici chemin passent Trois cavaliers barons.

Que donneriez-vous, belle, Que nous vous tirerions?

Tirez toujours, dit-elle, Puis après nous verrons.

Quand la belle fut tirée, Chanta une chanson.

Ce n'est pas ça, la belle, Que nous vous demandons.

Ce sont vos amourettes Si nous les méritons.

Mes amours, leur dit-elle, Sont point à l'abandon.

Venrlép. — Poésies populaires de la France. M-?. T. VI. f°« 428.

n) Pàchant chur lo planqueto

Lou pé m'o manqua Héla ! chouï toumbado din l'aigo Moous coutillousche chount mouillas.

Pachavount treï tsachaïrés Tout lou loung del riou ; N'oount crègu tira à lo lèbro Mé n'oount bé tira déchus iéou.

Les ballas que tiravount N'érount pas dé plomb N'érount de fino mcrtsandijo Per fa dansa lo Marioun.

Traduction: Passant sur la planchette, le pied m'a manqué ; hélas ! je suis tombée dans l'eau, mes cotillons se sont mouillés. — Passaient trois chasseurs le long du ruisseau ; ils ont cru tirer au lièvre ; ils m'ont bien tiré dessus. — Les

Page 1