UN RÊVE
Moderato.
Du temps que la Be - nay ta ai .
lov'' en champ lo beu Fe lant sa ce . Jo niel ta. Dru
tu ra La ro vis en dru mant.
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h con tai rae pein ne et e! . J» ses tor mentô
Uu temps que la Benayta Allov' en champ lo beu Fêlant sa colonietta Drumive à son gueu gueu On zor par aventura La rovis en dru mant Ze li contai mé peinne Et ella ses torments.
E y a longtemps, Benayta, Que zf, te scu soussan Per leu pro, per leu tarres, Leu sari'ires, leu champs ; Ennuya de te suivre Acqueurda à meu vulay Sin me fore mûri Et prends pidia de may.
Z'are pidia de tay Comme t'os ycu de may ;
Et quand z'ero malada Malada à mûri, Faut-t-en me veni vay ?
Te n'os pos lo laysi.
Croire te bien, Benayta, Que ze te veus laissi Vore que meuz amor Ne fant que cumenchi?
Z'amero mieux, Benayta, Aveu chou grand cutio M'être percha le queute Et du ventre la pio.
En vo remariant Mon brovo cortisan Se z'avo éto folla Vo m'oro attrappo Et pis de la Benayta Vo vo soro moquo.
Vos otro cortisans, Etes comme le vin
Traduction : - Du tempe que la Benoîte allait en champ les bœufs (?) filant sa quenouiUette, dormait à fson) gogo, un jour par aventure je la revis en dormant, je lui contai mes pemes et elle ses tourments. - H y a longtemps, Benoîte, que je te vais cherchant, par les prés, les terres, les sarires, les champs ; ennuyé de te suivre, cède à mes vouloirs, sans me faire mourir et prends pitié de moi. - J'aurai pitié de toi, comme lu eus de moi et quand j'étais malade, malade à mourir, faut-il me venir voir? tu n'avais pas le loisir. - Croirais-tu bien, Benoite, que je te veux laisser, maintenant que mes amours ne font que commencer? J'aimerais mieux, Benoite, avec ce grand
couteau, m'ôtre percé les côtes^^et du ventre la peau. — En vous rennariant, mon|joli courtisan, si j'avais été folle, vous m'auriez attrapée et puis de la Benoîte vous vous seriez moqué. — Vous autres amants, vous êtes comme^le vin...
chanson de la Bresse, communiquée par M. L. de Ronchaud qui la tient de M. l'abbé A. de la Tour qui l'avait recueillie en
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