LA FILLE PERDUE
Ve nez vous en mLgnon ne , Ve nez vous prome jier Vous
pro me ner tout dou ce ment. Au long de la ri . vie . re ,
r M r n''f r- ir ^ ; J pir^^
A vec ces quat"'jo lis soudeux Sou .deux d'hari cots vè . r'es
Venez vous en, mignonne,
Venez vous promener
Vous promener tout doucement,
Au long de la rivière,
Avec ces quat' jolis soudeux
Soudeux d'haricots vères (verts) .
Venez vous en, ma fille,
Venez à la maison.
Ho ! non papa, ho ! non maman
J'suis fille abandonnée
Avec ces quat" jolis soudeux
Soudeux d'haricots vères (verts).
Si vous saviez, mon père,
Comm' je suis bien ici !
Un fait mon lit, l'aut'baliye
Et Faut' fait la cuisine
Et l'aut' qui frise mes blonds cheveux
A la mod' de la ville.
* C. à d. Soudeurs de bottes en fer blaac destinées aux conserves de haricots verts.
Si vous pensez, ma mère,
En passant par Pleumeure,
Vous donnerez mes compliments
A mes amis, à mes parents,
Aux garçons du village
Et qui n'ont pas eu le bonheur
D'avoir mon cœur en gage.
Environs de Lorient.
b) Veux-tu venir, la blonde,
Veux-tu venir te promener Le long du vert feuillage Mais avec un joli dragon Sortant de Thermitage?
Son père et sa mère Partent, la vont chercher; L'ont cherchée, l'ont trouvée Le long du vert feuillage Mais avec un joli dragon Sortant de l'hermitage.
Oh papa, non, oh maman non, Jamais je n'y reviendrai plus A la maison dé mon père.
Ho papa, non, ho maman non, Je suis fille abandonnée Jamais je n'y reviendrai plus.
' Si vous saviez mon père
Comment je suis ici !
Je suis ici dans un blanc lit Couchée comme une belle Mais avec^un joli dragon ; Je suis la bien-aimée.
Si vous saviez, ma mère, Comment je suis ici !
L'un me monte au lit L'autre me déshabille L'autre vient coucher avec moi; Grand Dieu, la jolie vie !
Quand vous serez à Nantes Vous ferez mes compliments A tous mes parents, A tous mes amis Aux garçons du village Vous leur direz qu'ils n'ont pas eu l'honneur D'avoir mon cœur en gage.